Construction du grenier des pauvres 1743 (≈ 1743)
Au-dessus des chapelles nord.
1818-1820
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher 1818-1820 (≈ 1819)
Détruit pendant la Révolution.
1857
Pose des vitraux du chœur
Pose des vitraux du chœur 1857 (≈ 1857)
Œuvre du verrier Thibaut.
1905
Classement des portes sud
Classement des portes sud 1905 (≈ 1905)
Monument Historique.
1994
Inscription de l'église
Inscription de l'église 1994 (≈ 1994)
Par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AC 93) : inscription par arrêté du 25 novembre 1994
Personnages clés
Martin de Charpaignes dit Gouge - Évêque
Consacre la nef en 1434.
Thibaut - Verrier
Auteur des vitraux (1857).
M. Blateyron - Entrepreneur
Reconstruit le clocher (1818-1820).
Origine et histoire
L'église Saint-Julien de Saint-Julien-de-Coppel, édifiée à la fin du XIVe ou au début du XVe siècle, remplace probablement une église romane dont aucune trace ne subsiste. Sa nef, initialement dépourvue de chœur et de chapelles, est consacrée en 1434 par l'évêque Martin de Charpaignes, dit Gouge. L'édifice présente une élévation ouest et un clocher en pierre d'arkose, tandis que sa nef et son chœur sont voûtés d'ogives, caractéristiques du gothique livradois.
Au XVIIe siècle, l'église s'enrichit de trois chapelles : Notre-Dame de la Blanche (1639, actuelle chapelle du Sacré-Cœur), Notre-Dame-du-Rosaire (1645), et Saint-Sébastien (1656, actuelle sainte Anne). En 1679, un blanchiment général est entrepris, suivi en 1731 par la construction de la sacristie. Entre 1732 et 1738, divers travaux de restauration sont menés, incluant en 1743 l'ajout d'un grenier au-dessus des chapelles nord, dit grenier des pauvres, qui abritera plus tard la mairie et une école (1855-1866).
La Révolution détruit le clocher, reconstruit entre 1818 et 1820 grâce à un impôt extraordinaire autorisé par ordonnance royale. Le XIXe siècle voit d'importants aménagements : construction du chœur (1846), restauration intérieure (1855), pose de vitraux signés Thibaut (1857), et installation d'une horloge publique sur le clocher (1908). Les portes sud sont classées Monument Historique en 1905, tandis que l'église elle-même est inscrite en 1994. Son mobilier et son décor intérieur, bien conservés, témoignent de cette riche histoire.
L'édifice mêle ainsi des éléments gothiques (voûtes d'ogives, clocher en arkose) et baroques (chapelles du XVIIe siècle), reflétant les évolutions architecturales et liturgiques de la région. Son grenier des pauvres, espace communal polyvalent, illustre aussi son ancrage dans la vie sociale locale, entre culte, éducation et assistance.