Frise chronologique
1362
Pillage et incendie
Pillage et incendie
1362 (≈ 1362)
Destruction partielle pendant la guerre de Cent Ans.
fin XIIIe - début XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XIIIe - début XIVe siècle (≈ 1425)
Édifice cistercien dédié à saint Just.
1448
Fin des travaux gothiques
Fin des travaux gothiques
1448 (≈ 1448)
Clé de voûte datée marquant la reconstruction.
1829
Transformation du chœur
Transformation du chœur
1829 (≈ 1829)
Remplacement du chevet plat par une abside néogothique.
7 juillet 1987
Classement monument historique
Classement monument historique
7 juillet 1987 (≈ 1987)
Inscription à l’inventaire des Monuments Historiques.
2020-2022
Restauration complète
Restauration complète
2020-2022 (≈ 2021)
Travaux récompensés par les Rubans du patrimoine 2024.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Just (cad. AI 68) : inscription par arrêté du 7 juillet 1987
Personnages clés
| Saint Just - Patron de l’église |
Treizième archevêque de Lyon, dédicataire de l’édifice. |
| François Protheau (1823-1865) - Sculpteur local |
Auteur des statues des saints patrons. |
| Guillaume Bonnet - Sculpteur lyonnais |
Créateur de l’autel en pierre sculptée. |
| Abbé Groffier - Curé de Fontaines |
Réalisa l’inventaire des biens en 1907. |
| Jules Robert - Fondeur de cloches |
Créa la cloche Joséphine Francine Adrienne en 1894. |
Origine et histoire
L’église Saint-Just de Fontaines, située dans le département de Saône-et-Loire, trouve ses origines à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle. D’architecture cistercienne, elle fut dédiée à saint Just, treizième archevêque de Lyon. Initialement protégée par une enceinte fortifiée construite par les habitants, elle subit des pillages et un incendie en 1362 pendant la guerre de Cent Ans. Les évêques de Chalon, seigneurs de Fontaines, entreprirent sa reconstruction en accentuant ses traits gothiques, comme en témoigne une clé de voûte datée de 1448.
Au XIXe siècle, l’église connut une modification majeure avec la suppression de son chevet plat cistercien en 1829, remplacé par un chœur en abside de style néogothique. En 1907, l’abbé Groffier réalisa l’inventaire des biens paroissiaux. Classée monument historique en 1987, elle abrite des éléments remarquables comme une cloche de 1515 et des statues du sculpteur local François Protheau. Récemment restaurée (2020-2022), elle a reçu le prix départemental des Rubans du patrimoine 2024.
L’édifice, long de 35 mètres, se signale par son clocher couvert de tuiles vernissées, typiques de Bourgogne, et flanqué de gargouilles. À l’intérieur, on trouve des pierres tombales historiques, dont celle du curé François Billardet, ainsi qu’un mobilier religieux incluant une Vierge à l’Enfant du XVIIe siècle et un autel sculpté par Guillaume Bonnet. L’église reste un lieu de culte catholique actif, intégré à la paroisse Saint-Martin-des-Trois-Croix.
Le cimetière qui l’entourait autrefois a disparu, à l’exception d’une croix funéraire. Son mobilier comprend aussi des statues des saints patrons du village (saint Hilaire, saint Nicolas, saint Just), œuvres de François Protheau. L’influence cistercienne, étudiée par Michel Bonnot, transparaît dans son architecture initiale, tandis que ses transformations reflètent les évolutions stylistiques et les besoins liturgiques à travers les siècles.