Église Saint-Just de Hautefage-la-Tour dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-Just de Hautefage-la-Tour

  • D53E3
  • 47340 Hautefage-la-Tour
Église Saint-Just de Hautefage-la-Tour
Église Saint-Just de Hautefage-la-Tour
Église Saint-Just de Hautefage-la-Tour
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction romane
XVe siècle
Ajout gothique
XVIe siècle
Second vaisseau
1883
Exhaussement du clocher
1971
Effondrement des voûtes
1996
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. E1 129) , ancienne fontaine médiévale (cad. E1 130) , sol et sous-sol archéologique (cad. E1 603, 130) : inscription par arrêté du 27 septembre 1996

Personnages clés

Georges Tholin Historien ayant décrit le pilier central cruciforme.
Louis Lormand Maçon ayant effectué des réparations en 1740.
Stéphane Thouin Architecte en chef des Monuments historiques ayant étudié un projet de restauration en 2012.

Origine et histoire de l'Église Saint-Just

L'église Saint-Just, située au lieu-dit Saint-Just sur la commune d'Hautefage-la-Tour (Lot-et-Garonne), est une église romane du XIIe siècle mentionnée à plusieurs reprises dans le Cartulaire d'Agen. De l'édifice roman subsistent l'abside et la travée de chœur ; la nef qui les prolonge a probablement été rebâtie à l'époque gothique et une baie géminée en tiers-point au‑dessus de la porte sud éclairait autrefois une salle haute aujourd'hui disparue. Au cours de la première moitié du XVIe siècle, un second vaisseau fut édifié au nord et les deux nefs furent voûtées d'ogives reposant sur un pilier central cruciforme, décrit par Georges Tholin mais aujourd'hui disparu. Le clocher, transformé en tour de défense pendant les guerres de religion, a été exhaussé en 1883 d'un niveau pour recevoir la chambre des cloches. Des travaux sont signalés au XVIIe siècle, notamment la réfection du porche peu après 1668, et des réparations sont documentées en 1740 par le maçon Louis Lormand pour un montant de 1 376 livres. Les voûtes des deux vaisseaux, partiellement remaniées dans les années 1880, se sont effondrées en 1971. Le presbytère, adossé au vaisseau nord dès le XVIIe siècle et accessible depuis la tribune par une porte aujourd'hui murée, a été détruit à une date indéterminée. À proximité se dressait une maison dite de l'évêque — qualifiée de « château épiscopal » par l'abbé Barrère — déjà en ruine en 1668 et dont il ne subsiste aucune trace. Un projet de restauration a été étudié par l'architecte en chef des Monuments historiques Stéphane Thouin en 2012. L'église a été inscrite au titre des monuments historiques le 27 septembre 1996.

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