Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman, abside et travée conservées.
XVe siècle
Agrandissement gothique
Agrandissement gothique
XVe siècle (≈ 1550)
Nef rebâtie, second vaisseau ajouté.
Première moitié du XVIe siècle
Ajout d'un second vaisseau
Ajout d'un second vaisseau
Première moitié du XVIe siècle (≈ 1625)
Voûtement d'ogives sur pilier cruciforme.
1668
Visite de l'évêque Claude Joly
Visite de l'évêque Claude Joly
1668 (≈ 1668)
Rétablissement du porche après sa visite.
1740
Travaux de réparation
Travaux de réparation
1740 (≈ 1740)
Réparations documentées par Louis Lormand.
1883
Exhaussement du clocher
Exhaussement du clocher
1883 (≈ 1883)
Ajout d'un niveau pour les cloches.
1971
Effondrement des voûtes
Effondrement des voûtes
1971 (≈ 1971)
Destruction des voûtes des deux vaisseaux.
27 septembre 1996
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
27 septembre 1996 (≈ 1996)
Protection officielle de l'édifice et de son sol.
2012
Projet de restauration
Projet de restauration
2012 (≈ 2012)
Étude par Stéphane Thouin, architecte en chef.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. E1 129) , ancienne fontaine médiévale (cad. E1 130) , sol et sous-sol archéologique (cad. E1 603, 130) : inscription par arrêté du 27 septembre 1996
Personnages clés
| Georges Tholin - Historien et architecte |
A décrit le pilier cruciforme disparu. |
| Claude Joly - Évêque d'Agen |
Visita l'église en 1668. |
| Louis Lormand - Maçon |
Répara l'église en 1740. |
| Stéphane Thouin - Architecte en chef |
Étudia la restauration en 2012. |
| Abbé Barrère - Historien local |
Évoqua le « château épiscopal » ruiné. |
Origine et histoire
L'église Saint-Just, située à Hautefage-la-Tour (Lot-et-Garonne), est un édifice catholique dont les origines remontent au XIIe siècle. Elle est mentionnée dans le Cartulaire d'Agen, et seule l'abside romane ainsi que la travée du chœur de cette période subsistent aujourd'hui. La nef, probablement reconstruite à l'époque gothique, s'étend dans le prolongement du chœur, tandis qu'une baie géminée en tiers-point, située au-dessus de la porte sud, éclairait autrefois une salle haute disparue.
Au XVIe siècle, un second vaisseau est ajouté au nord de la nef, et les deux nefs sont alors couvertes de voûtes d'ogives reposant sur un pilier central cruciforme, aujourd'hui disparu mais décrit par Georges Tholin. Pendant les guerres de religion, le clocher est transformé en tour de défense. Des travaux sont réalisés aux XVIIe et XVIIIe siècles, dont la restauration du porche après 1668 et des réparations documentées en 1740. Le clocher est exhaussé en 1883 pour y installer la chambre des cloches.
Les voûtes des deux vaisseaux s'effondrent en 1971, et un projet de restauration est étudié en 2012 par l'architecte Stéphane Thouin. L'église, inscrite aux monuments historiques en 1996, conserve des traces de son passé médiéval, comme le presbytère accolé au vaisseau nord et les vestiges d'une maison épiscopale, déjà ruinée en 1668. L'édifice mêle pierre de taille, tuf et calcaire, avec une couverture en tuiles creuses.
L'église Saint-Just est un témoignage architectural des évolutions stylistiques et historiques de la région, marquée par les conflits religieux et les adaptations successives. Son abside romane, son chevet semi-circulaire surmonté d'un clocher-tour, et son escalier en vis hors-œuvre illustrent cette richesse patrimoniale. Les dosserets à bases prismatiques festonnées, seuls vestiges des voûtes détruites, rappellent l'importance de cet édifice dans l'histoire locale.