Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église romane à nef unique.
1563
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur
1563 (≈ 1563)
Style gothique tardif adopté pour le chœur.
2 avril 1643
Miracle eucharistique
Miracle eucharistique
2 avril 1643 (≈ 1643)
Incendie et préservation miraculeuse d'une hostie.
1753
Tabernacle en bois doré
Tabernacle en bois doré
1753 (≈ 1753)
Ajout d'un élément baroque au mobilier.
1863
Vitrail du chevet
Vitrail du chevet
1863 (≈ 1863)
Œuvre des frères Guérithault sur le miracle.
11 décembre 1987
Classement MH
Classement MH
11 décembre 1987 (≈ 1987)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Just (cad. C 149) : classement par arrêté du 11 décembre 1987
Personnages clés
| Frères Guérithault - Artistes verriers |
Auteurs du vitrail de 1863. |
Origine et histoire
L'église Saint-Just de Pressac, située dans le département de la Vienne en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Elle se distingue par son plan simple, composé d'une nef unique sans transept et d'un chevet plat. Son décor sculpté, tant intérieur qu'extérieur, met en scène un bestiaire fantastique (griffons, femmes-serpents, monstres à queue phallique) ainsi que des motifs végétaux, reflétant l'art roman poitevin. Le chœur, reconstruit en 1563 dans un style gothique tardif, témoigne des transformations médiévales du bâtiment.
Lors de la guerre de Cent Ans, le toit fut surélevé pour aménager un espace défensif, illustrant l'adaptation des églises à des fonctions militaires en période de conflit. L'édifice acquit une renommée particulière après le « miracle eucharistique » du 2 avril 1643, survenu un Jeudi saint lors d'un incendie : cet événement, lié à la préservation miraculeuse d'une hostie, marqua durablement son histoire religieuse et populaire.
Classée monument historique en 1987, l'église abrite un mobilier remarquable, dont un tabernacle en bois doré de 1753 et un vitrail de 1863 réalisé par les frères Guérithault, élèves d'Ingres et de Vernet. Ce vitrail, situé dans le chevet, représente le miracle de l'hostie et symbolise l'art religieux du XIXe siècle. La combinaison de ces éléments — architecture, décor sculpté et patrimoine mobilier — fait de Saint-Just un témoignage majeur du patrimoine sacré en Poitou.
Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) soulignent son appartenance à la commune de Pressac (code Insee 86200) et sa gestion par la municipalité. Son classement parmi les monuments historiques en 1987 confirme sa valeur patrimoniale, tandis que sa localisation approximative (1 Rue de Cha Thomassou) en fait un point d'intérêt local accessible, bien que les données géographiques précises soient jugées médiocres (niveau 5/10).