Frise chronologique
1073
Fondation initiale
Fondation initiale
1073 (≈ 1073)
Création par Michilde, abbesse du Ronceray
1119
Refondation
Refondation
1119 (≈ 1119)
Second acte de fondation par Michilde
1155
Cession comtale
Cession comtale
1155 (≈ 1155)
Geoffroy cède l’église à l’abbaye
1576
Première ruine attestée
Première ruine attestée
1576 (≈ 1576)
Nef déjà en ruine (vue de Vandelant)
5 novembre 1965
Classement MH
Classement MH
5 novembre 1965 (≈ 1965)
Protection au titre des monuments historiques
7 avril 2013
Inauguration synagogue
Inauguration synagogue
7 avril 2013 (≈ 2013)
Transformation en lieu de culte israélite
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Michilde - Abbesse du Ronceray |
Fondatrice de l’église en 1073 et 1119 |
| Geoffroy - Comte d’Anjou |
Cède l’église à l’abbaye en 1155 |
Origine et histoire
L’église Saint-Laurent d’Angers fut fondée en 1073 par Michilde, abbesse du Ronceray, puis refondée en 1119, comme l’atteste un acte comtal de 1155. Dépendante de l’abbaye du Ronceray, elle servait de chapelle cémétériale sans jamais obtenir de droits paroissiaux, malgré les tentatives répétées de son chapelain. Les chapiteaux et la structure (nef voûtée d’ogives, transept et chevet en berceau) datent du XIIe siècle, avec une nef probablement rebâtie au début du XIIIe. Dès 1576, l’édifice était en ruine, et sa démolition s’accéléra après 1779, ne laissant que des murs partiels et des absidioles.
Classée monument historique en 1965, l’église désaffectée servit d’entrepôt municipal jusqu’en 2012. La ville d’Angers la céda alors à la communauté juive pour en faire une synagogue, inaugurée en 2013. Le site intègre aujourd’hui un centre communautaire et une stèle mémorielle honorant 320 Juifs angevins déportés. Les vestiges conservés (murs en schiste, contreforts en tuffeau) témoignent de son architecture romane, tandis que sa réhabilitation symbolise la transformation du patrimoine religieux.
Les sources archéologiques et historiques (actes pontificaux de 1205 et 1436, dessins anciens) confirment son statut de chapelle funéraire, sans fonction paroissiale. Le clocher, probablement du XIIe siècle, et les chapiteaux conservés in situ ou dans les musées d’Angers rappellent son passé médiéval. La réutilisation contemporaine comme lieu de culte israélite en fait un exemple rare de conversion patrimoniale, mêlant mémoire chrétienne et juive dans un même édifice.