Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
XIIe siècle (≈ 1250)
Période de construction initiale en style roman.
15 mars 1973
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
15 mars 1973 (≈ 1973)
Protection officielle par l'État français.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise d'Arsa (cad. E 67) : classement par arrêté du 15 mars 1973
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique. |
Origine et histoire
L'église Saint-Laurent d'Arsa est un monument roman du XIIe siècle, situé dans le hameau d'Arsa, sur la commune de Sournia, dans le département des Pyrénées-Orientales. Elle se distingue par son architecture typique de l'art roman, avec une nef unique bordée d'une chapelle au nord, prolongée par un chœur et une abside demi-circulaire voûtée en cul-de-four. Le portail méridional, sobre mais élégant, s'ouvre sans ressaut et présente trois rouleaux en plein cintre, formés de claveaux inégaux. La nef, couverte d'un berceau sans doubleau, intègre une tribune de fond, tandis que le chœur et l'abside, surélevés tardivement, conservent leurs corniches d'origine.
L'édifice, classé Monument Historique par arrêté du 15 mars 1973, révèle des détails architecturaux notables comme des modillons décorés de damiers, de billettes ou de demi-boules. Deux fenêtres éclairent l'abside, ornées d'archivoltes extérieures à claveaux plats, typiques du style lombard. Une chapelle latérale nord abrite un autel ancien, simple dalle rectangulaire biseautée posée sur un pied maçonné. Le mur ouest, surélevé postérieurement, supporte un petit clocheton-arcade central, ajout tardif qui modifie légèrement l'aspect initial de l'église.
L'église Saint-Laurent d'Arsa illustre le patrimoine religieux roman du Roussillon, marqué par une architecture sobre et fonctionnelle, adaptée aux besoins des communautés rurales médiévales. Son classement parmi les Monuments Historiques souligne son importance patrimoniale, tout en permettant sa préservation pour les générations futures. Les sources disponibles, comme les références de Géraldine Mallet dans Églises romanes oubliées du Roussillon (2003), confirment son ancrage dans l'histoire locale et régionale.