Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale romane
Construction initiale romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Base du clocher conservée aujourd’hui.
1546-1553
Reconstruction de la nef et du chœur
Reconstruction de la nef et du chœur
1546-1553 (≈ 1550)
Financée par Nicolas Perrenot de Granvelle.
11 octobre 1572
Consécration de l’édifice
Consécration de l’édifice
11 octobre 1572 (≈ 1572)
Après reconstruction post-incendies.
1665
Sculpture du maître-autel
Sculpture du maître-autel
1665 (≈ 1665)
Œuvre de Jean Gauthier d’Ornans.
1735
Surélevation du clocher
Surélevation du clocher
1735 (≈ 1735)
Ajout d’un toit à l’impériale.
1931
Classement monument historique
Classement monument historique
1931 (≈ 1931)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 12 novembre 1931
Personnages clés
| Nicolas Perrenot de Granvelle - Garde des sceaux de Charles Quint |
Finança la reconstruction au XVIe siècle. |
| Jean Gauthier - Sculpteur ornanais |
Auteur du retable en 1665. |
| Pierre Perrenot - Père de Nicolas Perrenot |
Tombeau conservé dans l’église (mort en 1537). |
| Clériadus Dangin - Peintre comtois |
Auteur d’une copie du *Martyre de saint Laurent*. |
| Braschotte d'Ornans - Maître maçon |
Dirigea les travaux de 1546 à 1548. |
Origine et histoire
L’église Saint-Laurent d’Ornans, dédiée à Laurent de Rome, trouve ses origines au XIIe siècle avec une première construction romane dont seule la base du clocher subsiste aujourd’hui. Cet édifice primitif, marqué par des fenêtres géminées en plein cintre, fut à plusieurs reprises dévasté et incendié avant d’être reconstruit entre 1546 et 1553. Les travaux, financés par Nicolas Perrenot de Granvelle, garde des sceaux de Charles Quint, concernèrent notamment la nef, le chœur et les chapelles latérales. La consécration du nouvel édifice eut lieu le 11 octobre 1572, après que la tour-clocher eut été reconstruite en 1564 grâce à la même famille.
Au XVIIe siècle, un porche aux arcades variées fut ajouté devant l’entrée principale, tandis qu’en 1735, la tour-clocher fut surélevée et dotée d’un toit à l’impériale. Le mobilier intérieur, riche et remarquable, date majoritairement du XVIIe siècle, avec un maître-autel et son retable sculpté par Jean Gauthier en 1665. Les œuvres proviennent en partie des couvents locaux démantelés pendant la Révolution, comme les châsses-reliquaires des saints Fidèle et Colombe ou les tableaux représentant saint Michel et sainte Ursule. Le tombeau de Pierre Perrenot, père de Nicolas, mort en 1537, est également conservé dans une chapelle.
Classée monument historique en 1931, l’église allie des éléments architecturaux variés : une abside gothique flamboyant à trois pans, une nef couverte de lauses, et un dôme comtois surmontant le clocher. Des modifications ultérieures, comme la surélévation du sol en 1836 ou les remaniements du chœur en 1859, témoignent de son évolution continue. L’édifice, propriété de la commune, reste un symbole du patrimoine religieux et artistique de la Franche-Comté.