Frise chronologique
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIVe siècle (≈ 1450)
Édifice roman après destruction ancienne
XVIIe siècle
Rénovation Contre-Réforme
Rénovation Contre-Réforme
XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout chapelles et décors intérieurs
1828
Construction du clocher
Construction du clocher
1828 (≈ 1828)
Style lombard caractéristique
4 septembre 1978
Classement monument historique
Classement monument historique
4 septembre 1978 (≈ 1978)
Inscription officielle par arrêté
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. C 363) : inscription par arrêté du 4 septembre 1978
Personnages clés
| Archevêques d'Embrun - Commanditaires historiques |
Surnomment l'église *« la Mignonne »* |
| Famille Roman d'Amat - Donateurs des vitraux |
Armoiries sur vitraux (XIXe siècle) |
| Michel de Sautereau - Abbé de Boscodon |
Offrit un tableau restauré en 2013 |
Origine et histoire
L'église Saint-Laurent de Crots, située dans les Hautes-Alpes, est un édifice d'origine romane construit au XIVe siècle, probablement après la destruction d'un ancien sanctuaire par les routiers provençaux. Surnommée « la Mignonne » par les archevêques d'Embrun, elle illustre une transition stylistique avec des éléments gothiques, comme sa nef voûtée en berceau brisé et son chœur à croisées d'ogives. Son portail roman, orné de chapiteaux sculptés, était autrefois précédé d'un porche inspiré de la cathédrale d'Embrun, démoli au XIXe siècle pour élargir la voie publique.
Au XVIIe siècle, l'église fut rénovée dans le contexte de la Contre-Réforme, avec l'ajout de quatre chapelles latérales sur les six existantes, dont une dédiée à saint Joseph et une autre, aujourd'hui murée, réservée aux seigneurs des Crottes. Le clocher d'inspiration lombarde, érigé en 1828, et les vitraux du XIXe siècle portant les armes de la famille Roman d'Amat témoignent de transformations ultérieures. L'édifice, entouré jadis par le cimetière jusqu'au milieu du XIXe siècle, fut classé monument historique en 1978.
L'intérieur abrite un mobilier remarquable, dont une croix processionnelle en argent (XVIIe siècle), un tableau de l'Assomption de la Vierge, et une copie du Martyre de saint Laurent d'Eustache Le Sueur. Le maître-autel, réplique en plâtre polychrome de celui de la cathédrale d'Embrun, fut partiellement mutilé après Vatican II. Des sondages ont révélé deux couches de fresques : une médiévale et une autre du XVIIe siècle, en trompe-l'œil. La tribune en mélèze (XVIIIe siècle) et les fresques soulignent son riche patrimoine artistique et religieux.