Frise chronologique
1076
Consécration de l’église
Consécration de l’église
1076 (≈ 1076)
Dédiée par Pibon, évêque de Toul.
début XIe siècle
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
début XIe siècle (≈ 1104)
Début de la construction par Thierry de Bar.
1592
Rattachement à Saint-Mihiel
Rattachement à Saint-Mihiel
1592 (≈ 1592)
Union du prieuré à l’abbaye Saint-Michel.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Première liste des monuments protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Thierry de Bar - Fondateur du prieuré |
Initiateur de la construction au XIe siècle. |
| Comtesse Sophie - Mécène et protectrice |
Acheva l’église et la dota en 1076. |
| Pibon - Évêque de Toul |
Consacra l’église en 1076. |
Origine et histoire
L’église Saint-Laurent de Laître-sous-Amance, située dans le département de Meurthe-et-Moselle, est un édifice d’architecture romane, construit entre le XIe et le XIIe siècle. Elle fut initialement fondée comme église d’un prieuré, dont la construction débuta au début du XIe siècle sous l’impulsion de Thierry de Bar, puis fut achevée par sa petite-fille, la comtesse Sophie (vers 1018-1093). Cette dernière en organisa la consécration en 1076 par Pibon, évêque de Toul, et lui attribua des biens importants, incluant la chapelle du château d’Amance. Le prieuré fut ultérieurement rattaché à l’abbaye Saint-Michel de Saint-Mihiel en 1592, avant d’être vendu comme bien national.
L’édifice présente des caractéristiques architecturales variées, mêlant des éléments romans (portail sculpté du XIIe siècle, murs de la nef et du chœur du XIe siècle) et des ajouts postérieurs, comme un retable du XVe siècle, un maître-autel du XVIIIe siècle, ou des voûtes d’ogives du XVIe siècle. Parmi ses trésors, on trouve un reliquaire du XVIIIe siècle, le Bras-reliquaire de saint Laurent, abritant une relique du saint patron de l’église. Ce reliquaire, orné de motifs symboliques comme des branches de laurier, illustre l’importance cultuelle du lieu.
Classée parmi les premiers monuments historiques français par la liste de 1862, l’église témoigne de l’histoire religieuse et seigneuriale de la Lorraine. Son statut d’ancienne église priorale, liée à des figures aristocratiques comme la comtesse Sophie, ainsi que son évolution architecturale, en font un patrimoine remarquable du Grand Est. La présence de la relique de saint Laurent renforce son rôle spirituel dans la communauté locale, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine.