Frise chronologique
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Église romane et lieu d'inhumation.
XIIe siècle
Agrandissements majeurs
Agrandissements majeurs
XIIe siècle (≈ 1250)
Ajout du porche, transept et abside.
XVIe siècle
Modification intérieure
Modification intérieure
XVIe siècle (≈ 1650)
Construction d'un mur diaphragme.
1798
Désaffectation et vente
Désaffectation et vente
1798 (≈ 1798)
Vendue comme bien national.
1938
Destruction du porche
Destruction du porche
1938 (≈ 1938)
Perte d'un élément architectural clé.
9 juillet 1990
Classement monument historique
Classement monument historique
9 juillet 1990 (≈ 1990)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne église (cad. BN 603) : classement par arrêté du 9 juillet 1990
Personnages clés
| Foulques Nerra - Comte d'Anjou |
Associé au prieuré dépendant de Beaulieu-lès-Loches. |
Origine et histoire
L'église Saint-Laurent de Langeais, située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire, est un édifice religieux d'origine romane, construit aux XIe et XIIe siècles. Elle était initialement une église paroissiale et prieurale, dépendant de l'abbaye de la Trinité de Beaulieu-lès-Loches à l'époque de Foulques Nerra. Les fouilles archéologiques ont révélé l'existence antérieure d'une église carolingienne sur ce site, attestant d'une occupation religieuse ancienne.
Au XIe siècle, l'église servait déjà de lieu d'inhumation, et des modifications majeures furent apportées au XIIe siècle, notamment l'ajout d'un porche, d'un transept et d'une abside remplaçant le chevet plat. Au XVIe siècle, un mur diaphragme isola l'abside de la nef. Désaffectée lors de la Révolution française, elle fut vendue comme bien national en 1798 et convertie en bâtiment agricole, puis en dépôt de matériaux.
L'église a subi des dégradations, dont la destruction de son porche en 1938, mais elle reste l'une des mieux conservées de la région dans son état roman originel. Des fouilles en 1901 et 1988 ont permis de mieux comprendre son histoire avant sa restauration. Classée monument historique en 1990, elle témoigne aujourd'hui de l'architecture religieuse médiévale et de son évolution à travers les siècles.