Frise chronologique
2e moitié du XIIe siècle
Construction romane
Construction romane
2e moitié du XIIe siècle (≈ 1250)
Chapelle du castrum de Magalas édifiée.
1270
Devenue paroissiale
Devenue paroissiale
1270 (≈ 1270)
Première mention comme *Ecclesia de Magalacio*.
1649
Incendie de la sacristie
Incendie de la sacristie
1649 (≈ 1649)
Destruction des archives locales.
1967
Tournage du *Petit Baigneur*
Tournage du *Petit Baigneur*
1967 (≈ 1967)
Film avec Louis de Funès.
1972–1974
Restauration majeure
Restauration majeure
1972–1974 (≈ 1973)
Chœur, chaire, vitraux et équipements modernes.
16 novembre 1984
Classement MH complet
Classement MH complet
16 novembre 1984 (≈ 1984)
Remplace l’inscription partielle de 1939.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale (cad. G 549) : inscription par arrêté du 16 novembre 1984
Personnages clés
| Lucien Larroudé - Curé de Magalas |
Ami de Robert Dhéry, facilita le tournage. |
| Robert Dhéry - Réalisateur |
Choisit l’église pour *Le Petit Baigneur*. |
| Louis de Funès - Acteur |
Figurant célèbre lors du tournage. |
| Jacques Legras - Acteur (abbé Castagnier) |
Joua dans la scène culte. |
| Jean Marie Amelin - Auteur (1825) |
Décrivit la chaire originale en pierre. |
| Millon - Artiste verrier |
Créa les vitraux lors de la restauration. |
Origine et histoire
L’église Saint-Laurent de Magalas, située dans l’Hérault, trouve ses origines dans un ancien lieu de culte probablement romain puis wisigoth. Sa construction romane débute dans la seconde moitié du XIIe siècle, initialement comme chapelle du castrum de Magalas, mentionné dès 1134 dans les cartulaires de Béziers et d’Aniane. Elle devient église paroissiale en 1270, dépendant du chapitre de la cathédrale Saint-Nazaire de Béziers. Son histoire est marquée par des incendies (comme celui de 1649 détruisant la sacristie) et des transformations aux XVe, XVIIe et XIXe siècles, reflétant son évolution architecturale et communautaire.
Le monument gagne une notoriété inattendue en 1967 comme décor du film Le Petit Baigneur de Robert Dhéry, grâce à son état délabré et à l’amitié entre le réalisateur et le curé Lucien Larroudé. Bien que la légende attribue sa restauration au tournage, celle-ci (1972–1974) fut financée par des emprunts municipaux, des subventions étatiques, et un don symbolique de 10 000 francs. Les travaux concernèrent le chœur fissuré, la chaire de vérité, les vitraux (par l’artiste Millon), et l’installation d’équipements modernes (chauffage, sonorisation).
Classée partiellement en 1939 (porche et porte en bois), puis intégralement en 1984, l’église révèle une architecture hybride : façade romane en calcaire coquillier, portail à voussures, et nef unique du XIIe siècle agrémentée de chapelles gothiques. Ses détails sculptés (sirènes, griffons) et ses pierres funéraires (dont une datée de 1180) témoignent de son passé médiéval. Le cimetière originel, autour de l’édifice, fut déplacé au XVIe siècle, laissant place à l’actuelle place publique.
L’anecdote cinématographique met en lumière la chaire de vérité en bois, remplaçant l’originale en pierre (décrite en 1825 comme ornée de sculptures). Le film utilisa aussi des figurants locaux, et des anciens se souviennent des tournages avec Louis de Funès et Michel Galabru. Malgré sa célébrité, l’église reste un symbole du patrimoine rural occitan, mêlant histoire religieuse, architecture évolutive, et culture populaire.