Frise chronologique
1390
Construction initiale
Construction initiale
1390 (≈ 1390)
Remplace une église préexistante en limite du cimetière.
1521
Premier agrandissement
Premier agrandissement
1521 (≈ 1521)
Financé par le cardinal de Granvelle.
1542
Second agrandissement
Second agrandissement
1542 (≈ 1542)
Construction du chœur et début de la tour-clocher.
1581
Achèvement du clocher
Achèvement du clocher
1581 (≈ 1581)
Flèche en pierre de tuf (43 mètres).
1747
Rmaniement de la nef
Rmaniement de la nef
1747 (≈ 1747)
Toiture unifiée et fenêtres gothiques détruites.
8 juin 1926
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
8 juin 1926 (≈ 1926)
Protection officielle de l’édifice.
1957
Restauration
Restauration
1957 (≈ 1957)
Travaux de préservation du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 8 juin 1926
Personnages clés
| Cardinal de Granvelle - Mécène et prieur |
Finance les agrandissements du XVIe siècle. |
| Claude d'Usié - Maçon |
Dirige la première phase d’agrandissement (1512–1521). |
| Jean-Baptiste Thouverey - Orfèvre |
Auteur de la statue-reliquaire (1669). |
Origine et histoire
L’église Saint-Laurent de Mouthier-Haute-Pierre est construite en 1390 à l’emplacement d’un édifice antérieur, en bordure du cimetière du prieuré local. Ce premier bâtiment marque le début d’une histoire architecturale riche, typique des églises rurales de Franche-Comté. L’absence de détails sur l’église primitive laisse planer des mystères sur ses origines exactes, mais son remplacement au XIVe siècle témoigne de l’importance croissante du site religieux dans la région.
Au XVIe siècle, l’église connaît deux phases majeures d’agrandissement, financées en partie par les dons du cardinal de Granvelle, alors prieur du monastère. Les travaux de 1521 et 1542 transforment l’édifice, avec notamment l’ajout du chœur et l’achèvement de la tour-clocher en 1581, dotée d’une flèche en pierre de tuf culminant à 43 mètres. Ces modifications reflètent l’influence des mécènes locaux et l’évolution des besoins liturgiques de la communauté.
Un remaniement significatif intervient en 1747, avec la destruction des fenêtres gothiques de la nef et l’unification de la toiture couvrant nef et bas-côtés. Ces changements, bien que moins documentés, illustrent les adaptations stylistiques et pratiques des églises rurales aux XVIIe et XVIIIe siècles. L’édifice est finalement inscrit aux monuments historiques en 1926, puis restauré en 1957, préservant ainsi son patrimoine architectural et mobilier exceptionnel.
Le mobilier de l’église, partiellement classé, comprend des éléments remarquables comme un retable du XVIIe siècle, une chaire à prêcher sculptée (provenant de l’église Saint-Pierre détruite à la Révolution), et des tableaux des XVIe et XVIIe siècles. Parmi les pièces les plus précieuses figurent une statue-reliquaire de la Vierge à l’Enfant (1669) par Jean-Baptiste Thouverey, et un calvaire du XVe siècle, témoignages de la richesse artistique et dévote de la région.
Rattachée à la paroisse d’Ornans (diocèse de Besançon), l’église Saint-Laurent incarne aujourd’hui un patrimoine religieux et historique majeur de la Haute Vallée de la Loue. Son architecture, mêlant gothique et ajouts Renaissance, ainsi que son mobilier classé, en font un lieu de visite incontournable pour comprendre l’évolution des édifices sacrés en Franche-Comté.