Frise chronologique
1024
Fondation initiale
Fondation initiale
1024 (≈ 1024)
Chapelle Saint-Antoine érigée en église.
1248
Incendie
Incendie
1248 (≈ 1248)
Destruction partielle de l'édifice.
1440–1482
Reconstruction
Reconstruction
1440–1482 (≈ 1461)
Édifice rebâti, tour ajoutée (1490–1501).
1520
Écroulement du clocher
Écroulement du clocher
1520 (≈ 1520)
Reconstruction ultérieure endommagée par tempêtes.
1791
Suppression de la paroisse
Suppression de la paroisse
1791 (≈ 1791)
Église désaffectée, utilisée par les Jacobins.
1803
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1803 (≈ 1803)
Devenue hangar puis écurie.
1893
Rachat par la ville
Rachat par la ville
1893 (≈ 1893)
Restauration pour accueillir un musée.
1914
Classement monument historique
Classement monument historique
1914 (≈ 1914)
Protection officielle de l'édifice.
1920
Création du musée Le Secq
Création du musée Le Secq
1920 (≈ 1920)
Inauguration en 1921 avec collection de ferronnerie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Laurent (ancienne) : classement par journal officiel du 18 avril 1914
Personnages clés
| Henri Le Secq des Tournelles (1854–1925) - Collectionneur et mécène |
Lègue la collection de ferronnerie au musée. |
| Henri Le Secq (père) - Initiateur de la collection |
Commence la collection en 1862. |
| Paul Courcelle - Ancien propriétaire (notaire) |
Envisage sa destruction en 1891. |
| François Depeaux - Mécène |
Propose un rachat pour sauver l'édifice. |
| Lucien Lefort - Architecte rouennais |
Restaure l'église pour le musée (1893). |
| Léon Bérard - Ministre de l'Instruction publique |
Inaugure le musée en 1921. |
Origine et histoire
L’église Saint-Laurent trouve ses origines en 1024, lorsqu’une chapelle dédiée à saint Antoine est érigée dans les faubourgs de Rouen sous le patronage de l’abbaye de Saint-Wandrille. Incendiée en 1248, elle est reconstruite entre 1440 et 1482, avec une tour ajoutée entre 1490 et 1501. Son clocher, endommagé à plusieurs reprises (écroulement en 1520, tempêtes en 1638 et 1683), voit sa flèche définitivement démolie en 1810 après une restauration en 1703.
La Révolution française marque un tournant : la paroisse Saint-Laurent est supprimée en 1791 au profit de Saint-Godard, et l’édifice, désaffecté, devient un lieu de réunion pour le club des Jacobins. Vendu comme bien national en 1803, il sert de hangar et d’écurie pendant près d’un siècle. En 1891, sa destruction est envisagée par son propriétaire, le notaire Paul Courcelle, mais la mobilisation de mécènes comme François Depeaux et l’intervention de la Commission des Monuments historiques (classement en 1914) permettent sa sauvegarde.
Rachetée par la ville de Rouen en 1893, l’église est restaurée par l’architecte Lucien Lefort pour accueillir, dès 1911, le musée d’Art normand. En 1920, elle devient le musée Le Secq des Tournelles, abritant la collection de ferronnerie léguée par Henri Le Secq des Tournelles (1854–1925), initiée par son père en 1862. Inauguré en 1921, ce musée détient aujourd’hui plus de 15 000 pièces, faisant de lui la plus grande collection mondiale dans ce domaine.
L’édifice conserve des traces architecturales de ses reconstructions successives (XVe–XVIe siècles) et illustre les mutations urbaines de Rouen, passant du statut d’église paroissiale à celui de musée. Son classement comme monument historique en 1914 et son label « Musée de France » soulignent son importance patrimoniale, tant pour son histoire religieuse que pour son rôle actuel dans la préservation des arts du fer.
Devenir actuel
Elle est en 1893 achetée par la ville de Rouen, qui la transforme en musée en 1911. Le Musée Le Secq des Tournelles dispose d'une collection unique au monde de ferronnerie regroupant éléments d'architecture, enseignes, serrures, heurtoirs, moulin à café, outils, bijoux, objets de couture et de costume.