Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale et chapelle templière
Construction initiale et chapelle templière
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église et chapelle Sainte-Quitterie par les Templiers.
XIIIe siècle
Ajout du porche et clocher
Ajout du porche et clocher
XIIIe siècle (≈ 1350)
Campagne de travaux incluant le portail roman.
XVIe siècle
Fortification et remaniement gothique
Fortification et remaniement gothique
XVIe siècle (≈ 1650)
Transformation en citadelle pendant les guerres de Religion.
1795
Vente des dépendances de l'église
Vente des dépendances de l'église
1795 (≈ 1795)
Confiscation révolutionnaire des biens du clergé.
1895
Restauration de la chapelle Sainte-Quitterie
Restauration de la chapelle Sainte-Quitterie
1895 (≈ 1895)
Remise en état après abandon, retour au culte.
1921
Classement de la chapelle Sainte-Quitterie
Classement de la chapelle Sainte-Quitterie
1921 (≈ 1921)
Protection au titre des Monuments historiques.
1925
Inscription de l'église Saint-Laurent
Inscription de l'église Saint-Laurent
1925 (≈ 1925)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 21 décembre 1925
Personnages clés
| Léo Drouyn - Historien et archéologue |
A décrit l'architecture de l'église et la chapelle. |
| Jean-Frédéric de La Tour du Pin - Comte de Paulin, seigneur local |
Impliqué dans les droits de justice en 1753. |
| Pierre de Montalier - Seigneur de Grissac |
Bénéficiaire temporaire des droits seigneuriaux en 1753. |
| Amédée de Turgot - Officier et maire de Saint-Laurent-d'Arce |
Figure locale du XIXe siècle. |
| François Daleau - Archéologue et viticulteur |
Propriétaire d'un domaine à Saint-Laurent-d'Arce. |
Origine et histoire
L'église Saint-Laurent de Saint-Laurent-d'Arce, située au cœur du village en Gironde, trouve ses origines entre les XIe et XIIe siècles, avec des transformations majeures au XVIe siècle. Elle fut initialement construite comme un prieuré, puis fortement remaniée pour devenir une sorte de citadelle pendant les guerres de Religion. Son architecture mêle des éléments romans, comme le mur est, et gothiques, avec une nef voûtée d'ogives du XIVe siècle et un bas-côté du XVe. Le clocher barlong, surmontant un porche du XIIIe siècle orné de colonnettes tronconiques, domine l'édifice, tandis que des échauguettes du XVIe siècle renforcent ses angles, témoignages de son rôle défensif.
Au XIIe siècle, les Templiers ont également marqué l'histoire locale en bâtissant une chapelle dédiée à sainte Quitterie à Magrigne, sur un chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Cette chapelle, de style roman, fut plus tard attribuée aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem après la dissolution des Templiers. L'église Saint-Laurent, quant à elle, fut entourée d'un cimetière jusqu'au XIXe siècle et inscrite à l'Inventaire des Monuments historiques en 1925. Son portail, reconstruit au XIIIe siècle avec des motifs gothiques flamboyants ajoutés au XVIe, illustre les campagnes successives de travaux qui ont façonné son apparence actuelle.
Le village de Saint-Laurent-d'Arce, dont le nom évoque saint Laurent et le terme latin arx (citadelle), fut un lieu stratégique et fortifié. Les archives révèlent que l'église servit de refuge pendant les conflits religieux, tandis que les carrières locales, exploitées jusqu'au XXe siècle, fournirent la pierre pour de nombreux édifices bordelais. La chapelle Sainte-Quitterie, classée Monument historique en 1921, fut restaurée en 1895 et reste un lieu de pèlerinage annuel. Ces éléments soulignent le riche passé médiéval et moderne de la commune, entre spiritualité, défense et activité économique.