Frise chronologique
vers 1263
Dédicace sous saint Laurent
Dédicace sous saint Laurent
vers 1263 (≈ 1263)
Église consacrée par Ponce III, évêque de Saintes
1634
Construction du logis seigneurial
Construction du logis seigneurial
1634 (≈ 1634)
Accolé au chevet par les Pellouaille-Beaumont
XVe–XVIe siècles
Rétrécissement du portail
Rétrécissement du portail
XVe–XVIe siècles (≈ 1650)
Ajout de piédroits et archivolte prismatique
XVIIe siècle
Remaniement du clocher
Remaniement du clocher
XVIIe siècle (≈ 1750)
Partie supérieure refaite en octogone
1923
Classement monument historique
Classement monument historique
1923 (≈ 1923)
Protection par arrêté du 19 septembre
XXe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle
XXe siècle (≈ 2007)
Perte de la voûte et de l’abside
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Laurent : classement par arrêté du 19 septembre 1923
Personnages clés
| Ponce III - Évêque de Saintes |
Consacra l’église vers 1263 |
| Seigneurs de Pellouaille et Beaumont - Commanditaires du logis |
Firent bâtir l’extension en 1634 |
Origine et histoire
L’église Saint-Laurent de Saint-Simon-de-Pellouaille, initialement dédiée à saint Simon ou saint Sigismond au XIe siècle, fut placée sous le vocable de saint Laurent vers 1263, sous l’épiscopat de Ponce III à Saintes. Ce changement définitif intervint au XIXe siècle. L’édifice, d’architecture romane, conserve une façade typiquement saintongeaise ornée d’un portail à quatre voussures et de chapiteaux sculptés, surmontée d’une galerie à sept arcatures et d’un fronton triangulaire. Ses décors d’archivolte s’inspirent du style byzantin, tandis que son clocher, initialement carré, fut remanié en forme octogonale après le Moyen Âge, avec une partie supérieure reconstruite au XVIIe siècle.
À l’intérieur, l’église abritait une coupole sur trompes à l’entrée du clocher, ainsi qu’un bénitier octogonal taillé dans un fut de colonne. Un logis seigneurial, édifié en 1634 par les familles de Pellouaille et Beaumont, fut accolé au chevet. L’édifice, partiellement détruit par un incendie, perdit sa voûte et son abside d’origine. La porte romane, rétrécie aux XVe–XVIe siècles par des piédroits et une archivolte prismatique, témoigne des transformations subies. Classée monument historique en 1923, l’église illustre l’évolution architecturale et religieuse de la Saintonge, entre héritage médiéval et ajouts Renaissance.
La façade, renforcée par des colonnes engagées aux angles, présente une décoration végétale sur les chapiteaux du premier entablement. Au-dessus, sept ouvertures ogivales (dont les colonnes ont disparu) précèdent un fronton du XVIIe siècle. Le clocher, adossé au mur nord, arbore des arcatures entre ses entablements et une partie supérieure talutée. Malgré les destructions du XXe siècle, l’église reste un exemple remarquable du patrimoine roman saintongeais, marqué par des influences byzantines et des remaniements post-médiévaux.