Frise chronologique
1150-1200
Construction du chœur et du clocher
Construction du chœur et du clocher
1150-1200 (≈ 1175)
Style gothique premier, seconde moitié XIIe siècle.
1760
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
1760 (≈ 1760)
Financée par Olivier d'Amours, seigneur local.
1791
Achèvement du maître-autel
Achèvement du maître-autel
1791 (≈ 1791)
Style néoclassique avec retable et tabernacle.
1865
Ajout du portail principal
Ajout du portail principal
1865 (≈ 1865)
Modifications intérieures avec fausses voûtes d'ogives.
22 octobre 1913
Classement monument historique
Classement monument historique
22 octobre 1913 (≈ 1913)
Protection du clocher et du chœur.
2021-2024
Restauration du clocher
Restauration du clocher
2021-2024 (≈ 2023)
Travaux financés par le Loto du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher ; choeur : classement par arrêté du 22 octobre 1913
Personnages clés
| Olivier d'Amours - Seigneur de Villiers-le-Sec |
Finança la reconstruction de la nef vers 1760. |
| Arcisse de Caumont - Historien et archéologue |
A décrit la tour du clocher dans son ouvrage. |
Origine et histoire
L'église Saint-Laurent de Villiers-le-Sec, située dans le Calvados en Normandie, est un édifice religieux des XIIe et XIIIe siècles, partiellement classé aux monuments historiques depuis 1913. Son clocher et son chœur, de style gothique premier, datent de la seconde moitié du XIIe siècle, tandis que la nef a été reconstruite au XVIIIe siècle. Le monument est dédié à saint Laurent et secondairement à saint Georges, et son architecture reflète des modifications successives, notamment un toit en pierre ajouté au clocher entre le XVIe et le XVIIe siècle.
Le clocher et le chœur ont été classés au titre des monuments historiques le 22 octobre 1913. Des travaux de restauration du clocher, financés en partie par le Loto du patrimoine 2020, ont été menés entre 2021 et 2024, avec une inauguration lors des Journées du patrimoine en septembre 2024. Les trois cloches ont été restaurées à Innsbruck, en Autriche. L'église abrite également des éléments mobiliers protégés, comme le maître-autel néoclassique de 1791, un retable représentant l'agonie du Christ, et deux autels secondaires dédiés à la Vierge et à saint Laurent.
L'édifice, initialement placé sous le patronage de l'abbaye de Fécamp avant la Révolution, a subi plusieurs transformations architecturales. Au XVe siècle, des modifications ont été apportées aux baies du chœur et à la porte sud. Vers 1760, la nef, les bas-côtés et la sacristie ont été reconstruits grâce au financement d'Olivier d'Amours, seigneur local. En 1865, un nouveau portail principal a été ajouté, ainsi que des fausses voûtes d'ogives dans la nef et les bas-côtés. La tour-clocher, caractéristique, possède une voûte d'ogives à huit quartiers et un escalier en vis intégré dans une tourelle légèrement en saillie.
L'église conserve des éléments architecturaux remarquables, comme une coursière intérieure reliant l'escalier au comble du chœur, et une plateforme de circulation à la base du clocher. Les matériaux utilisés incluent la pierre de taille pour le clocher et le chœur, et le moellon enduit pour la nef et la sacristie. La couverture varie entre tuiles plates pour la nef et ardoises pour le chœur, tandis que les bas-côtés sont couverts en appentis.
Parmi les objets mobiliers inscrits, on trouve, en plus du maître-autel, deux retables secondaires du XVIIIe siècle, ainsi que deux tableaux en médaillon représentant saint Laurent et saint Georges, patrons de l'église. Ces médaillons étaient probablement installés de part et d'autre du maître-autel à l'origine. L'ensemble reflète une riche histoire liturgique et artistique, marquée par des ajouts et restaurations continues jusqu'à l'époque contemporaine.