Eglise Saint-Laurent à Morlanne dans les Pyrénées-Atlantiques
Eglise Saint-Laurent
64370 Morlanne
Propriété de la commune
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction de la tour-clocher
Construction de la tour-clocher XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la tour-clocher rectangulaire à l'ouest, pourvue de créneaux.
Troisième quart du XIVe siècle
Modifications défensives
Modifications défensives Troisième quart du XIVe siècle (≈ 1462)
Travaux sous Gaston III Fébus, ajout d'une enveloppe défensive et remplacement de la pierre de taille par un appareil de galet.
1569
Guerres de Religion
Guerres de Religion 1569 (≈ 1569)
L'église devient un temple protestant pendant les guerres de Religion.
1620
Retour au culte catholique
Retour au culte catholique 1620 (≈ 1620)
L'église est rendue au culte catholique après l'intervention de Louis XIII.
XVIIe siècle
Modifications et enrichissement
Modifications et enrichissement XVIIe siècle (≈ 1750)
Fenêtres gothiques obturées, construction d'un portail et installation d'un mobilier riche.
1911
Restauration et classement
Restauration et classement 1911 (≈ 1911)
Restauration supprimant des éléments de fortification et classement au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 4 avril 1911
Personnages clés
Gaston III Fébus
Seigneur ayant ordonné d'importants travaux défensifs au XIVe siècle.
Arnaud-Guilhem
Demi-frère de Gaston III Fébus, pour qui le château fort a été édifié.
Louis XIII
Roi ayant permis le retour de l'église au culte catholique.
Origine et histoire
L'église Saint-Laurent, située à Morlanne dans les Pyrénées-Atlantiques, présente des éléments architecturaux des XIVe, XVe et XVIe siècles, avec des annexes de la façade occidentale et un porche ouvert au milieu de la façade sud ajoutés au XVIIIe siècle. Le plan comprend une nef de trois travées, prolongée côté nord par trois petites chapelles, et une abside polygonale. Les voûtes en briques reposent sur des nervures prismatiques dont les retombées sont marquées par des bandeaux de feuillages ornés de quelques figures dans le goût de l'époque Louis XII. Deux fenêtres de la face latérale sud et trois fenêtres de l'abside conservent des meneaux et des broderies du XVe siècle. L'édifice est construit sur une motte d'environ 1,60 m à l'extrémité nord de l'agglomération et est attesté dès le Xe siècle, bien que la localisation de la chapelle castrale reste incertaine. Il semble que deux agglomérations diffuses se soient constituées à l'origine, l'une au sud devant la motte et l'autre autour de l'église. Les parties les plus anciennes datent du XIIIe siècle, en particulier la tour-clocher rectangulaire à l'ouest, pourvue de créneaux et comparable à la tour dite de Monréal à Sauveterre-de-Béarn. Au troisième quart du XIVe siècle, lorsque Gaston III Fébus fait édifier le château fort pour son demi-frère Arnaud-Guilhem, d'importants travaux modifient l'église : celle-ci est en quelque sorte enfermée dans une enveloppe défensive supplémentaire et l'appareil de galet remplace la pierre de taille dans les parties hautes. L'édifice n'est pas le résultat d'un plan d'ensemble préconçu, mais d'aménagements successifs répondant aux nécessités, notamment durant les guerres de Religion, en 1569, lorsque l'église devient temple. Elle est rendue au culte catholique après l'intervention de Louis XIII, vers 1620. Au XVIIe siècle, des fenêtres gothiques du côté sud sont obturées et un portail est construit, tandis qu'un mobilier riche y est installé. Des restaurations menées en 1911 ont en revanche supprimé des éléments de fortification jugés inutiles, tels que créneaux, merlons, meurtrières et chemin de ronde intérieur. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1911.