Fondation du prieuré-cure 1125 (≈ 1125)
Premier prieuré bénédictin mentionné à Longpré.
1853
Décision de reconstruction
Décision de reconstruction 1853 (≈ 1853)
Projet lancé pour remplacer l’ancienne église.
1856
Concours d’architecture
Concours d’architecture 1856 (≈ 1856)
Victoire d’Henri Parent pour les plans.
1857
Modifications des plans
Modifications des plans 1857 (≈ 1857)
Intervention de Viollet-le-Duc sur la charpente.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Henri Parent - Architecte lauréat
Auteur des plans modifiés en 1857.
Eugène Viollet-le-Duc - Conseiller architectural
A influencé la charpente et la sacristie.
Origine et histoire
L’église Saint-Léger de Longpré, aujourd’hui intégrée à la commune d’Amiens, trouve ses origines dans un prieuré-cure bénédictin mentionné dès 1125, dépendant de l’abbaye de Saint-Fuscien. Bien que l’église médiévale ait subsisté jusqu’au XVIIe siècle, sa reconstruction fut décidée en 1853, marquant un tournant dans son histoire architecturale.
En 1856, un concours d’architecture fut organisé pour sa reconstruction, remporté par Henri Parent, architecte parisien. Ses plans furent partiellement modifiés en 1857 sur les conseils d’Eugène Viollet-le-Duc, notamment pour la charpente et le repositionnement de la sacristie. Ce projet illustre l’influence du mouvement néogothique en France au XIXe siècle.
L’édifice actuel, de style néogothique, se distingue par sa structure en brique et son toit d’ardoises, organisé selon un plan en croix latine à chevet plat. Le clocher, situé au sud-est, et le portail en calcaire soulignent son entrée. À l’intérieur, la nef, le transept et le chœur sont couverts de voûtes lambrissées, tandis que des baies en arc brisé éclairent l’espace. La polychromie des lambris du chœur et du transept nord, ainsi que la clôture en pierre calcaire et fer forgé, témoignent d’un soin particulier apporté à la décoration.
La chapelle des Fonts baptismaux, intégrée dans la tour du clocher, et les vitraux tripartites à l’ouest du chœur reflètent une conception liturgique pensée. L’église, classée dans l’inventaire du patrimoine, incarne à la fois un héritage médiéval et une renaissance architecturale du XIXe siècle, typique des reconstructions ecclésiastiques de l’époque.
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