Frise chronologique
1120-1139
Construction initiale
Construction initiale
1120-1139 (≈ 1130)
Édification probable sous l’abbaye Saint-Paul de Besançon.
XIVe siècle
Remaniement gothique
Remaniement gothique
XIVe siècle (≈ 1450)
Transformation de la nef et du chœur.
1500-1699
Ajout des chapelles latérales
Ajout des chapelles latérales
1500-1699 (≈ 1600)
Bas-côtés édifiés aux XVIe-XVIIe siècles.
1760-1765
Construction de la sacristie
Construction de la sacristie
1760-1765 (≈ 1763)
Ajout au sud du chœur.
24 septembre 1936
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
24 septembre 1936 (≈ 1936)
Inscription officielle de l’église.
1996
Découverte des fresques
Découverte des fresques
1996 (≈ 1996)
Restauration des peintures murales du chœur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 24 septembre 1936
Personnages clés
| Abbaye Saint-Paul de Besançon - Commanditaire présumé |
Patronage de la construction initiale. |
| Jean Courtois - Peintre et sculpteur |
Auteur du retable (1630) et d’un tableau (1620). |
| Seigneurs du comté de la Roche-Saint-Hippolyte - Protecteurs médiévaux |
Tutelle lors de l’édification au XIIe siècle. |
Origine et histoire
L’église Saint-Léger de Chaux-lès-Châtillon, située dans le hameau de Chaux-lès-Châtillon sur la commune des Terres-de-Chaux (Doubs), est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Elle fut probablement construite entre 1120 et 1139 sous le patronage de l’abbaye Saint-Paul de Besançon et la tutelle des seigneurs du comté de la Roche-Saint-Hippolyte. Ce premier bâtiment, de style roman, fut remanié au XIVe siècle, puis enrichi de chapelles latérales aux XVIe et XVIIe siècles, et d’une sacristie au XVIIIe siècle. Son architecture hétéroclite reflète ces différentes périodes, avec des éléments comme les murs du chœur d’origine ou les nefs ajoutées plus tardivement.
L’église est classée monument historique depuis le 24 septembre 1936. En 1984, son toit de lauzes, rare dans la région, fut rénové, et en 1996, la réfection des voûtes intérieures révéla des fresques médiévales sur l’arc triomphal et les murs du chœur. Ces peintures, datant probablement des XVe ou XVIe siècles, représentent des scènes bibliques comme l’Annonciation et le Saint Suaire, lié à la ville voisine de Saint-Hippolyte. L’édifice abrite également un mobilier classé, dont un retable en bois de 1630 et un buste reliquaire de saint Léger du XVe siècle.
L’église Saint-Léger se distingue par son clocher roman aux baies en plein cintre et sa couverture en tavaillons. À l’intérieur, six chapelles seigneuriales ornent les bas-côtés, tandis que le chœur conserve des colonnettes à chapiteaux sculptés. Le bâtiment, propriété de la commune, dépend aujourd’hui de la paroisse de Sancey-Belleherbe, rattachée au diocèse de Besançon. Son histoire et son architecture en font un témoignage marquant du patrimoine religieux franc-comtois, mêlant influences romanes, gothiques et classiques.
Les fresques découvertes en 1996, restaurées depuis, constituent un élément majeur de son patrimoine. Elles illustrent des thèmes religieux comme le rosaire, en lien avec le retable de Jean Courtois (1630), peintre local et père des frères Courtois, artistes baroques renommés. Ces œuvres, associées à un mobilier liturgique classé (statues, cloche, tableau de la Vierge), soulignent l’importance historique et artistique de l’édifice. L’église reste un lieu de culte actif, tout en attirant les amateurs d’art et d’histoire régionale.