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Église Saint-Léger de Cheylade dans le Cantal

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Eglise romane

Église Saint-Léger de Cheylade

    D49
    15400 Cheylade
Propriété de la commune
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
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Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Église Saint-Léger de Cheylade
Crédit photo : Pline - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
début XIIe siècle
Construction de l'édifice roman
vers 1359-1360
Destruction partielle pendant la guerre de Cent Ans
XVe siècle
Reconstruction et ajout de chapelles
1610-1614
Restauration par Pierre Levesville
vers 1740
Peinture des 1 360 caissons
11 février 1963
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. C 432) : classement par arrêté du 11 février 1963

Personnages clés

Pierre Levesville - Architecte Supervisa la restauration (1610-1614).
Jean Tardieu - Maître-maçon local Responsable des approvisionnements en matériaux.
Étienne Ier (seigneur de Cheylade) - Donateur médiéval Offrit l’église à l’abbaye de Sauxillanges (1029).
Pascale Bulit-Werner - Historienne de l’art Analysa la symbolique des peintures.

Origine et histoire

L’église Saint-Léger de Cheylade, située dans le Cantal en Auvergne-Rhône-Alpes, est un édifice roman érigé au XIIe siècle. Construite en pierre volcanique locale, elle fut partiellement détruite pendant la guerre de Cent Ans, puis reconstruite et remaniée entre les XVe et XVIIe siècles. Son histoire est marquée par des phases de restauration successives, notamment après des incendies liés aux guerres de Religion. L’intérieur, sobre, se distingue par un plafond en bois lambrissé, divisé en 1 360 caissons peints de motifs naïfs et symboliques, probablement réalisés vers 1740 par un artiste anonyme.

La première église de Cheylade, attestée dès le IXe ou Xe siècle, dépendait de l’évêché de Clermont avant d’être rattachée à celui de Saint-Flour après la Révolution. L’édifice actuel conserve des éléments romans, comme l’abside et les absidioles, mais sa structure fut profondément modifiée aux XVe et XVIe siècles, avec l’ajout de chapelles latérales et d’un porche-clocher. Au XVIIe siècle, l’architecte Pierre Levesville supervisa des travaux majeurs, dont la création de la voûte en bois peint, aujourd’hui classée. Les peintures des caissons, représentant animaux, fleurs et symboles chrétiens, reflètent une iconographie médiévale tardive, unique dans le département.

L’église, longtemps propriété de l’évêché de Clermont, fut vendue comme bien national après la Révolution, période durant laquelle elle subit des dégradations, dont la fonte de ses cloches. Au XIXe siècle, des modifications mineures, comme l’ajout d’une sacristie et de fausses tours, altérèrent légèrement son aspect. Classée monument historique en 1963 pour son plafond exceptionnel, elle témoigne de l’évolution architecturale et artistique d’une petite paroisse rurale auvergnate, entre influences romanes, gothiques et baroques.

Liens externes