Église Saint-Léger de Fongrave dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Léger de Fongrave

  • 10 Rue de l'Église
  • 47260 Fongrave
Église Saint-Léger de Fongrave
Église Saint-Léger de Fongrave
Église Saint-Léger de Fongrave
Église Saint-Léger de Fongrave
Église Saint-Léger de Fongrave
Église Saint-Léger de Fongrave
Église Saint-Léger de Fongrave
Église Saint-Léger de Fongrave
Église Saint-Léger de Fongrave
Église Saint-Léger de Fongrave
Église Saint-Léger de Fongrave
Église Saint-Léger de Fongrave
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Portail médiéval
1643-1644
Gros œuvre reconstruit
Fin du XVIe siècle
Reconstruction post-incendie
1893
Reconstruction de la nef
1895
Construction du clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise, y compris son clocher élevé au XIXe siècle (cad. D 834) : inscription par arrêté du 19 avril 1996

Personnages clés

Jean d’Estrades Mécène ayant financé les travaux de reconstruction au XVIIe siècle.
Simon de Sainte-Livrade Menusier et sculpteur du retable principal au XVIIe siècle.
Françoise de Campet Prieure ayant commandé le retable principal au XVIIe siècle.
Victor Dupont Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle.
Léon Vigier Architecte ayant dirigé les travaux de voûtement du chœur en 1858.

Origine et histoire de l'Église Saint-Léger

L’église paroissiale Saint-Léger, située rue de l’Église à Fongrave (Lot-et-Garonne), est liée au prieuré fontevriste attenant dont elle servit d’église prieurale. La date de fondation du prieuré est incertaine ; elle a été rapprochée tantôt du XIIe siècle, tantôt du XIIIe siècle. Initialement, deux églises jumelées étaient utilisées séparément par les religieuses et les paroissiens, séparées par une grille. Le prieuré fut gravement détruit lors des attaques protestantes au XVIe siècle ; en 1586 l’église priorale fut incendiée et n’a pas été relevée, ce qui conduisit les religieuses à occuper une partie de l’église paroissiale. Un mémoire de 1712 indique que le prieuré avait déjà connu des ruines pendant la guerre de Cent Ans et relate la reconstruction commencée après 1586, ainsi que l’utilisation conjointe de l’église par les moniales et la paroisse. À la fin du XVIe siècle un nouvel édifice est élevé, puis le gros œuvre est reconstruit en 1643-1644 par le maçon Mathieu et le charpentier Pinedre (ou Pinelle), grâce notamment aux dons de Jean d’Estrades. D’autres travaux de maçonnerie sont mentionnés en 1651 par le maître Guiraud d’Agen. Au début du XVIIIe siècle, un litige avec le vicaire donna lieu à un arrêt du Grand Conseil de 1714 qui confirma la possession du chœur et du maître-autel aux religieuses et fixa saint Léger comme patron de la paroisse. En 1749 l’édifice était déjà signalé en mauvais état. Des consolidations sont effectuées vers 1820 sous la direction de l’architecte Delbrel fils, notamment au clocher, et une gravure de 1842 montre alors une nef plafonnée bordée de trois chapelles sur la paroi latérale gauche. Le chœur est voûté et les murs rehaussés en 1858 sous le contrôle de l’architecte Léon Vigier, puis des remaniements importants interviennent à la fin du XIXe siècle sur les plans de l’architecte départemental T. Teulère : la nef est reconstruite en 1893, légèrement désaxée par rapport au chœur, des chapelles latérales formant un faux-transept remplacent les anciennes, et un clocher-tour hors-œuvre est élevé en 1895 (date gravée sur le tympan). Le clocher a fait l’objet d’une restauration en 1997 et l’ensemble de l’édifice a été restauré avec consolidation de la voûte entre 2000 et 2001. Du bâtiment médiéval, seul le portail d’entrée, peut-être du XIVe siècle, semble subsister. L’église a été inscrite au titre des monuments historiques le 11 mars 1996.

Le mobilier conserve de remarquables retables du XVIIe siècle, commandés par les moniales pour le chœur et les chapelles et ornés de colonnes entremêlées de guirlandes de vigne. Le retable principal, dédié à Notre-Dame de la Nativité et commandé par la prieure Françoise de Campet, a été exécuté entre 1645 et 1650 par le menuisier et sculpteur Simon de Sainte-Livrade avec les menuisiers Turingeau et Jacques et le charpentier Guillem Guillou ; ses colonnes furent tournées en 1646 et les statues sculptées entre 1657 et 1659 par le sculpteur Frontin de Bordeaux. Le sommet porte une Vierge à l’Enfant entourée de guirlandes, les niches accueillant des statues de saint Jean et de saint Pierre, et le tableau central représente l’Adoration des mages, peint en 1649 par un auteur inconnu inspiré d’une estampe de Rubens ; le retable principal a été classé comme objet le 6 juin 1895.

Les vitraux comprennent deux verrières signées Louis-Victor Gesta (Le Bon Pasteur et saint Léger), réalisées avant 1878, ainsi que onze scènes consacrées à la vie de la Vierge exécutées en 1893-1895 et attribuées à l’atelier des peintres verriers lorrains Étienne et Mouilleron.

Liens externes