Première mention paroissiale 1275 (≈ 1275)
Église attestée comme paroissiale cette année-là.
XIIIe-XIVe siècles
Construction des parties anciennes
Construction des parties anciennes XIIIe-XIVe siècles (≈ 1450)
Chevet plat et nef unique inspirés des cisterciens.
1729
Ajout de la sacristie
Ajout de la sacristie 1729 (≈ 1729)
Prolongement du chœur pour usages liturgiques.
1858
Surélévation du clocher
Surélévation du clocher 1858 (≈ 1858)
Modification majeure avant reconstruction de la nef.
1868
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef 1868 (≈ 1868)
Travaux dirigés par Christophe Colard.
2006
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 2006 (≈ 2006)
Protection intégrale de l’édifice (arrêté du 2 août).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AL 145) : inscription par arrêté du 2 août 2006
Personnages clés
Christophe Colard - Architecte
A dirigé la reconstruction de 1868.
Origine et histoire de l'Église Saint-Léger
L'église Saint-Léger de Fresne-Saint-Mamès, mentionnée comme paroissiale dès 1275, conserve des parties datant des XIIIe et XIVe siècles. Son architecture, peut-être inspirée des cisterciens, se caractérise par un chevet plat percé d’un triplet et une nef unique flanquée de chapelles formant transept. Ce bâtiment orienté reflète les influences médiévales locales, avec une structure simple mais symbolique pour la communauté rurale de l’époque.
Au XVIIIe siècle, une sacristie fut ajoutée en 1729 pour prolonger le chœur, répondant aux besoins liturgiques croissants. Le XIXe siècle marqua une transformation majeure : le clocher fut surélevé en 1858, puis la nef reconstruite en 1868 par l’architecte Christophe Colard, qui y ajouta des bas-côtés en supprimant deux chapelles latérales. La façade néoclassique, ornée d’un portail en arc brisé et d’une rosace, illustre ce mélange de styles.
Classée monument historique en 2006, l’église incarne aujourd’hui un patrimoine hybride, où se superposent les héritages médiéval, classique et moderne. Son inscription protège l’ensemble du bâtiment (cadastre AL 145), soulignant son rôle central dans l’histoire religieuse et architecturale de Fresne-Saint-Mamès, village de Haute-Saône ancré dans la tradition rurale bourguignonne.