Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église romane et des chapiteaux.
1925
Inscription partielle
Inscription partielle 1925 (≈ 1925)
Protection de l'église (hors partie classée).
12 août 1932
Classement de la travée
Classement de la travée 12 août 1932 (≈ 1932)
Protection renforcée de la travée occidentale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église (à l'exception de la partie classée) : inscription par arrêté du 25 juin 1925 ; La travée occidentale : classement par arrêté du 12 août 1932
Origine et histoire de l'Église Saint-Léger
L'église Saint-Léger de Saint-Léger-Magnazeix, classée Monument Historique, date du XIIe siècle et illustre l'architecture romane de la région. Elle se distingue par une nef à quatre travées irrégulières, dont la première, voûtée en plein cintre, supporte un clocher octogonal en pierre et bois. Ce dernier, couvert de bardeaux de châtaignier, domine une façade ouest ornée d'une porte à trois arcatures en tiers-point, encadrée de colonnettes. Les chapiteaux du XIIe siècle, encore visibles, marquent l'emplacement des anciens arcs doubleaux, disparus après l'effondrement des voûtes de la nef.
La structure a subi des modifications majeures après l'écroulement partiel de ses voûtes, trop lourdes pour les murs et contreforts d'origine. Les travées effondrées ont été remplacées par un plancher circulaire, tandis que la charpente, refaite à une hauteur réduite, laisse apparaître ses tirants. La travée occidentale, classée séparément en 1932, conserve des éléments romans intacts, contrastant avec le reste de l'édifice, inscrit depuis 1925. La pierre de taille et le bois de châtaignier, matériaux locaux, soulignent l'adaptation des techniques médiévales aux ressources disponibles.
L'église, propriété de la commune de Saint-Léger-Magnazeix (Haute-Vienne), reflète les défis de préservation d'un patrimoine rural. Son état actuel résulte à la fois de dégradations structurelles et d'interventions postérieures, comme en témoignent les traces de la voûte disparue et la charpente abaissée. La localisation approximative (précision notée 5/10) et les protections légales successives soulignent son importance patrimoniale, malgré des coordonnées GPS peu précises (22 Avenue du Clocher).