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Église Saint-Léger de Sarlande en Dordogne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-Léger de Sarlande

    Le Bourg
    24270 Sarlande
Propriété de la commune
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Église Saint-Léger de Sarlande
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1153
Bulle papale d'Anastase IV
XIIe siècle
Construction initiale
1553
Consécration après restauration
1688
Visite canonique
1733
Chapelle Notre-Dame de Pitié
1949
Protection du clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Clocher : inscription par arrêté du 22 août 1949

Personnages clés

Anastase IV - Pape Auteur de la bulle de 1153.
Raymond de Beausoleil - Seigneur de Sarlande Commanditaire de la chapelle en 1733.
Chapitre de Saint-Yrieix - Institution religieuse Détenteur du droit de patronage.

Origine et histoire

L'église Saint-Léger de Sarlande, située dans le département de la Dordogne en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux catholique construit au XIIe siècle. Elle s’inscrit dans le réseau des églises paroissiales édifiées par les chanoines de Saint-Yrieix pour desservir des communautés d’environ 200 habitants. Son implantation sur un point haut du territoire et son clocher massif, conçu selon les principes de la poliorcétique médiévale, reflètent une double vocation : lieu de culte et poste de surveillance des chemins environnants.

Au XIIe siècle, la paroisse de Sarlande dépendait de l’archiprêtré de Saint-Médard-d’Excideuil, avec un droit de patronage partagé entre les chapitres de Saint-Yrieix et de la cathédrale de Périgueux. Un acte de 1153, confirmé en 1553, atteste de cette tutelle ecclésiastique. Le clocher, inscrit aux monuments historiques en 1949, se distingue par ses trous de boulins destinés à supporter des hourds, un dispositif défensif typique de l’époque. La nef, initialement romane, a subi des modifications majeures aux XVIe et XVIIe siècles, comme l’ajout de fenêtres gothiques et la reconstruction partielle du mur nord.

En 1553, l’église est consacrée par l’évêque de Périgueux après d’importants travaux de restauration, marqués par une inscription sur la frise du porche. Un rapport de 1688 révèle un état de dégradation avancé (murs fragilisés, mobilier réduit), conduisant à des aménagements comme l’ajout de contreforts. Au XVIIIe siècle, une chapelle funéraire dédiée à Notre-Dame de Pitié est édifiée par Raymond de Beausoleil, seigneur local. Les restaurations modernes, comme celle de 1986 avec l’ajout d’une poutre en béton, visent à préserver la structure.

L’architecture de l’église allie des éléments roman (porche à colonnettes, baies étroites) et des adaptations ultérieures (fenêtres gothiques, chapelle latérale). Le clocher, élément protégé, illustre l’ingéniosité défensive médiévale, avec des murs épais et des dispositifs pour hourds. Les pigeonniers intégrés à la structure, mentionnés dans les sources, témoignent aussi de son ancrage dans la vie rurale locale.

Les sources historiques soulignent le rôle central de l’église dans l’organisation sociale et religieuse de Sarlande, depuis sa fondation par les chanoines de Saint-Yrieix jusqu’à ses transformations sous l’Ancien Régime. Les visites canoniques et les actes notariés (comme celui de 1755) éclairent son évolution, entre fonctions spirituelles, défensives et communautaires.

Liens externes