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Église Saint-Léger de Vauciennes dans la Marne dans la Marne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Art gothique primitif Clocher en bâtière

Église Saint-Léger de Vauciennes dans la Marne

    2 Rue Henri Martin
    51480 Vauciennes
Église Saint-Léger de Vauciennes dans la Marne
Église Saint-Léger de Vauciennes dans la Marne
Église Saint-Léger de Vauciennes dans la Marne
Église Saint-Léger de Vauciennes dans la Marne
Église Saint-Léger de Vauciennes dans la Marne
Église Saint-Léger de Vauciennes dans la Marne
Église Saint-Léger de Vauciennes dans la Marne
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Église Saint-Léger de Vauciennes dans la Marne
Église Saint-Léger de Vauciennes dans la Marne
Église Saint-Léger de Vauciennes dans la Marne
Église Saint-Léger de Vauciennes dans la Marne

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1230-1240
Fin des travaux initiaux
Fin XIIe - début XIIIe siècle
Construction initiale
1628
Reconstruction des bas-côtés
1686
Restauration majeure
1828
Transfert du cimetière
23 février 1951
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Saint Léger - Patron de l'église Évêque d'Autun et martyr (VIIe siècle).
Saint Maur - Patron primitif présumé Disciple de Benoît de Nursie (VIe siècle).
Dominique Vermand - Historien de l'art A étudié l'architecture et daté la construction.
Claude Barre - Maître-verrier Auteur du triptyque moderne de l'abside.
Philippe d'Orléans (1336-1375) - Duc et seigneur local Céda la seigneurie à l'abbaye de Longpont.

Origine et histoire

L’église Saint-Léger de Vauciennes, située dans le département de l’Oise en région Hauts-de-France, est un édifice catholique paroissial construit entre la fin du XIIe siècle et le second quart du XIIIe siècle. Son architecture gothique primitif domine, à l’exception des bas-côtés, reconstruits en 1628 dans un style Renaissance. Le monument, de dimensions modestes, présente un plan cruciforme classique : une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept légèrement saillant, et un chœur court terminé par une abside à cinq pans. Son histoire est marquée par des défis structurels liés au sol marécageux du village, qui a empêché la construction prévue de deux chapelles orientées et d’un clocher traditionnel, tout en nécessitant des reprises fréquentes. L’humidité persistante a également endommagé une grande partie de la sculpture des chapiteaux, malgré des efforts de stabilisation comme l’exhaussement du sol.

L’église a subi plusieurs modifications notables, dont la reconstruction des bas-côtés en 1628, avec des fenêtres à remplage Renaissance au sud, et des travaux de restauration en 1686, incluant le renforcement des contreforts de l’abside. Son mobilier, autrefois riche, a été largement dispersé ou perdu, ne laissant que quelques éléments comme une grille de chœur en fer forgé et un triptyque moderne en verre. Classée monument historique en 1951, l’église dépend aujourd’hui de la paroisse Saint-Sébastien de Crépy-en-Valois et n’accueille des messes dominicales que tous les deux mois environ. Son architecture reflète à la fois l’ambition initiale de ses bâtisseurs et les compromis imposés par les contraintes géologiques locales.

La façade occidentale, dominée par une ancienne rosace dépourvue de son remplage et un portail à archivoltes multiples, illustre le style gothique primitif de l’édifice. À l’intérieur, la nef, jamais voûtée en raison de l’instabilité du sol, contraste avec les parties orientales (transept et chœur) voûtées d’ogives. Le clocher, inachevé, se limite à un étage intermédiaire aveugle surmonté d’une bâtière, une solution pragmatique pour éviter les risques d’effondrement. Les contreforts massifs et les reprises visibles dans la maçonnerie témoignent des efforts constants pour stabiliser l’édifice. Malgré ces défis, l’église conserve une élégance sobre, notamment dans son abside à cinq pans, éclairée par des baies étroites et dépourvue de décoration superflue, caractéristique de la première période gothique.

L’histoire de l’église est également liée à des figures religieuses locales, comme saint Léger, évêque d’Autun et martyr du VIIe siècle, auquel elle est dédiée. Sous l’Ancien Régime, la paroisse dépendait du diocèse de Soissons, avant d’être rattachée à celui de Beauvais après la Révolution. La seigneurie de Vauciennes, initialement propriété des comtes de Crépy, fut cédée à l’abbaye Notre-Dame de Longpont au XIVe siècle. Ces changements institutionnels reflètent les bouleversements politiques et religieux qui ont marqué la région, tout en soulignant le rôle central de l’église dans la vie communautaire, malgré son déclin liturgique actuel.

Le mobilier actuel, très réduit, contraste avec les descriptions anciennes évoquant des fonts baptismaux en marbre et des vitraux datés de 1567, aujourd’hui disparus. Seuls subsistent des éléments récents comme un lutrin en fer forgé et une statue de la Vierge, ainsi que des vestiges comme la partie supérieure de la grille de chœur. L’église, bien que protégée, illustre les défis de la préservation du patrimoine rural, où les ressources limitées et les contraintes environnementales ont souvent primé sur les ambitions architecturales initiales. Son inscription aux monuments historiques en 1951 atteste cependant de sa valeur patrimoniale, malgré son état partiel et les altérations subies au fil des siècles.

Liens externes