Frise chronologique
XIVe siècle
Fondation de l'église
Fondation de l'église
XIVe siècle (≈ 1450)
Construction initiale par Gilles Choisel.
1577
Achèvement du chœur Renaissance
Achèvement du chœur Renaissance
1577 (≈ 1577)
Date gravée sur l’arc-doubleau.
1718
Effondrement de la tour médiévale
Effondrement de la tour médiévale
1718 (≈ 1718)
Reconstruction du clocher en 1719.
1755
Création du retable
Création du retable
1755 (≈ 1755)
Œuvre du sculpteur Guérin.
25 mars 1980
Classement monument historique
Classement monument historique
25 mars 1980 (≈ 1980)
Protection totale de l’édifice.
1985
Restauration de l'abside
Restauration de l'abside
1985 (≈ 1985)
Travaux sur le bas-côté nord.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Leu-Saint-Gilles (cad. 1973 B 19) : classement par arrêté du 25 mars 1980
Personnages clés
| Gilles Choisel - Seigneur de Chennevières |
Fonda l’église au XIVe siècle. |
| M. Nouveau - Seigneur local au XVIIIe siècle |
Finança clocher et bas-côtés en 1719. |
| Guérin - Sculpteur du retable |
Auteur du bas-relief (1755). |
| Pierre Guérin - Procureur fiscal (XVIIe siècle) |
Fonda une messe obituaire. |
| Cardinal Louis Antoine de Noailles - Archevêque de Paris |
Alloua un budget pour le clocher (1719). |
| Abbé Lebeuf - Historien du XVIIIe siècle |
Documenta l’histoire de l’église. |
Origine et histoire
L'église Saint-Leu-Saint-Gilles de Chennevières-lès-Louvres remplace une ancienne église dédiée à saint Médard, rasée au début du XVIIIe siècle. Fondée au XIVe siècle par Gilles Choisel, seigneur local, elle adopte saint Gilles comme patron, reflétant son lien avec la seigneurie. Le chœur Renaissance, édifié au XVIe siècle, est achevé en 1577 et se distingue par son élégance et ses niches à statues, tandis que la nef gothique, plus modeste, subit des transformations aux XVIIe et XIXe siècles.
Le clocher actuel, construit en 1719 après l’effondrement d’une tour médiévale, sert aussi de porche. La nef, initialement dépourvue de bas-côtés, en est dotée lors de cette reconstruction. Les restaurations du XIXe siècle, notamment en 1865, visent à réparer les dégâts révolutionnaires et à remeubler l’édifice. Classée monument historique en 1980, l’église conserve un mobilier remarquable, dont une Vierge à l’Enfant du XIVe siècle et un retable de 1755.
Le chœur, chef-d’œuvre Renaissance, contraste avec la nef par sa hauteur (11,75 m contre 7,10 m) et sa luminosité. Ses voûtes, ornées de rosaces et de niches sculptées, abritent des statues des saints patrons, Leu et Gilles. Les chapelles latérales, dédiées à la Vierge et aux saints, complètent cet ensemble liturgique harmonieux. L’abside, entourée de dais architecturés, illustre l’influence des modèles antiques revisités par les artisans locaux.
L’église, située sur la place centrale du village, est entourée d’un parvis arboré et d’une pelouse, bien que sa proximité avec les voies de circulation pose des défis de préservation. Son histoire reflète les évolutions religieuses et sociales de la région, depuis son rôle de paroisse-mère au Moyen Âge jusqu’à son intégration au diocèse de Pontoise en 1966. Aujourd’hui, elle reste un lieu de culte actif, malgré une fréquence réduite de messes.
Le mobilier classé, incluant des statues, un retable, et des dalles funéraires, témoigne de la richesse artistique et historique du site. Parmi les pièces notables figurent une poutre de gloire du XVIe siècle, un bas-relief de la Crucifixion, et une plaque commémorative de Pierre Guérin, procureur fiscal du XVIIe siècle. Ces éléments, associés à l’architecture composite, font de l’église un patrimoine emblématique du Val-d’Oise.