Frise chronologique
VIe siècle
Fondation présumée du prieuré
Fondation présumée du prieuré
VIe siècle (≈ 650)
Évoqué par Grégoire de Tours, attribué à Ursus.
1173
Première mention écrite
Première mention écrite
1173 (≈ 1173)
Charte citant l’église Saint-Leubais.
XIVe-XVe siècle
Ajout des contreforts
Ajout des contreforts
XIVe-XVe siècle (≈ 1550)
Renforcement de la nef existante.
XIXe siècle
Modifications intérieures
Modifications intérieures
XIXe siècle (≈ 1865)
Percement de fenêtres et voûte en plâtre.
1931
Restauration de la flèche
Restauration de la flèche
1931 (≈ 1931)
Reconstruction à l’identique du clocher.
13 novembre 1939
Classement monument historique
Classement monument historique
13 novembre 1939 (≈ 1939)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. D 40) : inscription par arrêté du 13 novembre 1939
Personnages clés
| Ursus (Ours) de Cahors - Fondateur présumé du prieuré |
Cité par Grégoire de Tours au VIe. |
| Grégoire de Tours - Historien franc |
A évoqué le prieuré primitif. |
Origine et histoire
L’église Saint-Leubais de Sennevières, dédiée au culte catholique, est située dans le département d’Indre-et-Loire, au centre du bourg de Sennevières. Mentionnée pour la première fois dans une charte de 1173, elle occupe peut-être l’emplacement d’un prieuré primitif fondé au VIe siècle par Ursus de Cahors, évoqué par Grégoire de Tours. Son architecture mêle des éléments du XIe siècle, comme l’appareil de la nef, et du XIIe siècle, avec le chœur carré supportant le clocher et l’abside voûtée en cul-de-four. La flèche du clocher, refaite à l’identique en 1931, couronne l’édifice.
La nef, construite en petit appareil, est renforcée par des contreforts plaqués ajoutés postérieurement. Elle est éclairée par des baies en plein cintre, dont certaines datent du XIXe siècle, période où une voûte en plâtre fut ajoutée. Le chœur, plus étroit, supporte une tour carrée percée de baies romanes à archivoltes concentriques, surmontée d’une corniche à modillons sculptés de têtes humaines. L’abside, terminant l’édifice, est éclairée par une unique fenêtre au chevet. Les vitraux, réalisés par l’atelier Fournier-Clément de Tours, complètent ce patrimoine.
Classée monument historique le 13 novembre 1939, l’église illustre l’évolution architecturale romane en Touraine. Son clocher, caractéristique des édifices de la région, présente une flèche octogonale avec lucarnes d’angle. L’extérieur, conservé dans son état primitif hormis les contreforts des XIVe-XVe siècles, témoigne de son authenticité. Propriété communale, elle reste un lieu de culte et un vestige marquant du patrimoine religieux local.