Frise chronologique
1759
Fondation des forges d'Uza
Fondation des forges d'Uza
1759 (≈ 1759)
Création par la famille de Lur-Saluces, origine du hameau.
6 septembre 1865
Création de la paroisse d'Uza
Création de la paroisse d'Uza
6 septembre 1865 (≈ 1865)
Uza devient paroisse indépendante par décision ecclésiastique.
6 mai 1867
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
6 mai 1867 (≈ 1867)
Cérémonie présidée par l’évêque d’Aire et Dax.
1867-1869
Construction de l'église
Construction de l'église
1867-1869 (≈ 1868)
Dirigée par Louis-Michel Garros, style néogothique.
18 janvier 1870
Uza devient commune
Uza devient commune
18 janvier 1870 (≈ 1870)
Érection en municipalité avec 680 habitants.
18 juin 1986
Cession à la commune
Cession à la commune
18 juin 1986 (≈ 1986)
Don par le comte Alexandre de Lur-Saluces.
18 juillet 2003
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques
18 juillet 2003 (≈ 2003)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. A 236) : inscription par arrêté du 18 juillet 2003
Personnages clés
| Romain-Bertrand de Lur-Saluces - Fondateur et mécène |
Finance la construction, décède en 1867. |
| Louis-Michel Garros - Architecte bordelais |
Conçoit l’église et d’autres édifices religieux. |
| Louis-Marie Épivent - Évêque d'Aire et Dax |
Pose la première pierre en 1867. |
| Dominique-Emile Lartigue - Premier curé d'Uza |
Honné par une plaque en 1883. |
| Jean-Alexandre Chertier - Sculpteur et orfèvre |
Auteur de l’autel et de statues. |
| G. Vincent - Peintre décorateur |
Réalise la fresque du pèlerinage en 1890. |
Origine et histoire
L’église Saint-Louis d’Uza est édifiée dans le contexte industriel du XIXe siècle, lorsque le hameau d’Uza, centré autour des forges fondées en 1759 par la famille de Lur-Saluces, devient une paroisse indépendante en 1865. La chapelle privée du château d’Uza, trop petite pour accueillir les ouvriers et leurs familles, pousse Romain-Bertrand de Lur-Saluces à financer la construction d’une église dédiée à saint Louis. Les plans sont confiés à l’architecte bordelais Louis-Michel Garros, spécialiste des édifices religieux et des châteaux viticoles.
La première pierre est posée le 6 mai 1867 par l’évêque d’Aire et Dax, en présence des ouvriers des forges. Les travaux, d’un coût de 150 000 francs, s’achèvent en 1869, mais le commanditaire, Romain-Bertrand de Lur-Saluces, décède dès le lendemain du début du chantier. L’église, de style néogothique avec une nef à trois travées et un chevet bénédictin, est dotée d’un autel provenant de l’atelier de Jean-Alexandre Chertier. Elle reste propriété de la famille de Lur-Saluces jusqu’en 1986, date à laquelle elle est cédée à la commune pour un franc symbolique.
L’intérieur abrite trois statues en bois peint du XVIe siècle, provenant de l’ancienne chapelle de Contis : Notre-Dame de Contis, sainte Anne et sainte Marie-Madeleine. Ces œuvres, placées sous des dais néogothiques, illustrent le patrimoine religieux local. La chapelle sud, dédiée à la Vierge, présente une fresque de 1890 signée G. Vincent, évoquant le pèlerinage médiéval à Notre-Dame de Contis, avec des scènes de dévotion populaire et des paysages landais. L’église, inscrite aux Monuments historiques en 2003, témoigne de l’histoire sociale et industrielle des Landes.
La chapelle nord, réservée à la famille de Lur-Saluces, arbore un décor héraldique (monogrammes SL et couronnes) tandis que la chapelle sud, destinée au directeur de la forge, célèbre la Vierge par des lys et des inscriptions mariales. Le chœur, en abside semi-circulaire, est encadré de deux chapelles latérales formant un chevet de type bénédictin. Une statue de Notre-Dame d’Aquitaine, réduction de l’œuvre de Chertier ornant la tour Pey-Berland à Bordeaux, complète l’iconographie.
L’église Saint-Louis symbolise aussi l’ancrage légitimiste de ses fondateurs : Romain-Bertrand de Lur-Saluces, légitimiste convaincu, y associe sa foi chrétienne et son engagement politique. Le premier curé, Dominique-Emile Lartigue, est honoré en 1883 par une plaque commémorative. L’édifice, initialement conçu pour 500 à 600 fidèles, accompagne l’essor démographique d’Uza, érigée en commune en 1870 avec 680 habitants.