Frise chronologique
1611–1614
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1611–1614 (≈ 1613)
Chapelle édifiée par Marie de Médicis.
1661
Érection en paroisse
Érection en paroisse
1661 (≈ 1661)
Par Louis XIV et Anne d’Autriche.
1793
Transformation en temple de la Raison
Transformation en temple de la Raison
1793 (≈ 1793)
Pillage par les Jacobins.
1852–1868
Agrandissement sous Napoléon III
Agrandissement sous Napoléon III
1852–1868 (≈ 1860)
Subvention impériale de 200 000 francs.
22 août 1949
Classement monument historique
Classement monument historique
22 août 1949 (≈ 1949)
Inscrite par arrêté ministériel.
10 janvier 2016
Incendie criminel
Incendie criminel
10 janvier 2016 (≈ 2016)
Destruction d’œuvres classées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Louis : inscription par arrêté du 22 août 1949
Personnages clés
| Marie de Médicis - Reine-mère et régente |
Commanditaire de la chapelle (1611–1614). |
| Louis XIV - Roi de France |
Offrit l’orgue et érigea la paroisse. |
| Antoine Durand - Premier curé (1661–1677) |
Auteur d’un journal paroissial. |
| Napoléon III - Empereur |
Finança l’agrandissement (1859–1868). |
| Gabriel Bunel - Facteur d’orgues |
Construisit l’orgue (1666–1670). |
| José Antonini - Curé actuel (depuis 2014) |
En poste lors de l’incendie. |
Origine et histoire
L’église Saint-Louis de Fontainebleau trouve ses origines au début du XVIIe siècle, lorsque les habitants, dépendants de la paroisse d’Avon, obtiennent une chapelle dédiée à Saint Louis. Construite entre 1611 et 1614 sous l’impulsion de Marie de Médicis, elle devient paroisse indépendante en 1661 grâce à Louis XIV et Anne d’Autriche. Son registre paroissial conserve des actes royaux, comme le baptême de Louis Lully, fils du musicien Jean-Baptiste Lully, en 1677.
Pendant la Révolution, l’église est transformée en temple de la Raison par les Jacobins en 1793. Pillée et dévastée, elle perd sa cloche historique, fondue pour en créer une nouvelle à Veneux-les-Sablons. Au XIXe siècle, Napoléon III finance son agrandissement (1852–1868) pour lui donner un caractère monumental, reflétant l’importance de Fontainebleau comme ville impériale.
Le 10 janvier 2016, un incendie criminel ravage une partie de l’édifice, détruisant des œuvres classées comme la statue de la Vierge de Franchard (XIVe siècle) et un retable du XVe siècle. L’orgue, offert par Louis XIV et restauré par Cavaillé-Coll, est partiellement endommagé. Cet événement, suivi d’une mobilisation nationale, souligne la valeur patrimoniale et symbolique de l’église.
L’édifice abrite un mobilier remarquable, dont un buffet d’orgue du XVIIe siècle et une girouette de 1701, symbole local. La liste de ses curés, depuis Antoine Durand (1661) jusqu’à José Antonini (depuis 2014), témoigne de son ancrage dans l’histoire religieuse et royale de France. Classée monument historique en 1949, elle reste un lieu de culte actif et un témoin des bouleversements politiques et artistiques de la région.
Son architecture mêle héritage baroque (chapelle initiale) et transformations néo-classiques (agrandissement du XIXe siècle). La girouette originale, retrouvée en 2021, illustre les efforts de préservation de ce patrimoine. L’église incarne ainsi la mémoire collective de Fontainebleau, entre dévotion, pouvoir royal et résilience face aux destructions.