Frise chronologique
1603
Fondation du collège des Jésuites
Fondation du collège des Jésuites
1603 (≈ 1603)
Henri IV cède son château pour un collège.
1607
Début de la construction
Début de la construction
1607 (≈ 1607)
Première pierre posée par Jean de Beaumanoir.
1610
Transfert du cœur d'Henri IV
Transfert du cœur d'Henri IV
1610 (≈ 1610)
Son cœur est apporté à La Flèche.
1621
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
1621 (≈ 1621)
Voûtes d'ogives posées, ouverture en 1622.
1643
Transfert du cœur de Marie de Médicis
Transfert du cœur de Marie de Médicis
1643 (≈ 1643)
Son cœur rejoint celui d'Henri IV.
1793
Destruction des cœurs royaux
Destruction des cœurs royaux
1793 (≈ 1793)
Brûlés pendant la Révolution française.
1808
Intégration au Prytanée militaire
Intégration au Prytanée militaire
1808 (≈ 1808)
Napoléon transfère le Prytanée à La Flèche.
1919
Classement monument historique
Classement monument historique
1919 (≈ 1919)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Henri IV - Roi de France et fondateur |
A fondé le collège et légué son cœur. |
| Marie de Médicis - Reine de France |
Son cœur repose aussi dans l'église. |
| Louis Métezeau - Architecte royal |
A conçu les plans initiaux de l'église. |
| Étienne Martellange - Architecte jésuite |
A supervisé l'achèvement des travaux. |
| Pierre Corbineau - Architecte lavallois |
A réalisé le retable du maître-autel. |
| Didier Thirion - Représentant en mission |
Ordonna la destruction des cœurs en 1793. |
Origine et histoire
L'église Saint-Louis de La Flèche, située dans le département de la Sarthe, a été construite entre 1607 et 1621 dans l'enceinte du collège des Jésuites, fondé en 1603 par Henri IV. Ce monument, intégré depuis 1808 au Prytanée national militaire, abrite les cendres des cœurs d'Henri IV et de Marie de Médicis. Son architecture, conçue par Louis Métezeau, reflète une transition entre le style gothique et les influences italiennes de la Renaissance, avec une nef sobre contrastant avec un retable baroque richement décoré.
La construction de l'église débuta en 1607 sous la direction de Jacques le Féron de Longuemézière, selon les plans de Louis Métezeau, architecte du roi. Henri IV avait exprimé le souhait que son cœur repose dans cette église, une promesse honorée après sa mort en 1610, lorsque son cœur fut transféré à La Flèche. Les travaux furent interrompus en 1611, puis repris en 1612 sous la supervision du père Étienne Martellange, envoyé par Marie de Médicis pour achever l'édifice.
L'église fut ouverte au culte en 1622 et consacrée en 1637 sous le patronage de Saint Louis. Au XVIIe siècle, son intérieur fut embelli par des éléments baroques, dont un retable monumental réalisé par Pierre Corbineau et une tribune d'orgues installée entre 1637 et 1640. En 1643, le cœur de Marie de Médicis rejoignit celui d'Henri IV dans l'église. Pendant la Révolution française, les cœurs royaux furent brûlés en 1793, mais quelques cendres furent sauvées et restituées au Prytanée en 1814.
Classée monument historique en 1919, l'église Saint-Louis a subi plusieurs restaurations, notamment au XXe siècle, pour préserver son orgue et ses décors. Aujourd’hui, elle sert de paroisse au diocèse aux Armées et accueille des messes régulières. Son architecture, marquée par une nef unique flanquée de chapelles latérales et un campanile en plomb, en fait un exemple remarquable de l’art religieux du début du XVIIe siècle.
Les cénotaphes des cœurs d'Henri IV et de Marie de Médicis, situés dans le transept, sont des éléments majeurs de son patrimoine. Le retable du maître-autel, orné d’un tableau de l’Annonciation attribué à Jean Restout, et l’orgue, restauré au XXe siècle, témoignent de la richesse artistique de l’édifice. L’église conserve également des tableaux classés, comme Le Martyre des Machabées et une Descente de croix de Nicolas-Bernard Lépicié.
L’histoire de l’église est étroitement liée à celle du collège des Jésuites, devenu Prytanée national militaire. Fondé par Henri IV, ce collège fut un lieu d’éducation prestigieux, fréquenté par des figures comme René Descartes. L’église, intégrée à cet ensemble, symbolise à la fois le mécénat royal et l’héritage religieux et militaire de la région.