Frise chronologique
1298
Fondation de la bastide
Fondation de la bastide
1298 (≈ 1298)
Création par le sénéchal d'Agenais, confirmée par Philippe le Bel.
1629
Commande du retable
Commande du retable
1629 (≈ 1629)
Bail signé pour le retable du prieuré du Paravis.
XVIe siècle (2e quart)
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église
XVIe siècle (2e quart) (≈ 1650)
Agrandissement vers l'est, chœur désaxé et décors Renaissance.
1850 (milieu XIXe)
Voûtes de la nef
Voûtes de la nef
1850 (milieu XIXe) (≈ 1865)
Réalisées sous l'évêque Levezou de Vesins.
1899–1900
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1899–1900 (≈ 1900)
Projet des architectes Payen, financé par Mme Fournet.
1er novembre 1984
Classement monument historique
Classement monument historique
1er novembre 1984 (≈ 1984)
Inscription à l'inventaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Louis (cad. E 523) : inscription par arrêté du 9 novembre 1984
Personnages clés
| Philippe le Bel - Roi de France |
Confirma la fondation de la bastide en 1299. |
| Françoise du Bouzet de Roquépine - Prieure du Paravis |
Commanditaire du retable en 1629. |
| Innocent Cochoy - Menuisier parisien |
Auteur de la structure du retable. |
| Gaspard Dousset - Sculpteur lorrain |
Co-réalisateur du retable baroque. |
| Jean-Aimé de Levezou de Vesins - Évêque d'Agen |
Armoiries sur une clé de voûte (XIXe). |
| Léopold Payen - Architecte départemental |
Dirigea les restaurations des XIXe–XXe siècles. |
Origine et histoire
L'église Saint-Louis de Lamontjoie trouve ses origines dans la fondation de la bastide en 1298 par le sénéchal d'Agenais, confirmée en 1299 par Philippe le Bel. Selon la tradition, ce dernier aurait offert des reliques de Saint Louis à la communauté. La première église, construite à cette époque, conserve des vestiges dans le mur nord actuel. Ces éléments médiévaux témoignent de son rôle central dans cette bastide royale où le seigneur était le roi de France lui-même.
L'édifice est entièrement reconstruit et agrandi vers l'est au XVIe siècle selon un plan typique de l'école languedocienne : nef unique flanquée de chapelles entre les contreforts, avec un chœur désaxé. Les clés de voûte du chœur, datant du 2e quart du XVIe siècle, et les chapiteaux ornés d'angelots et d'animaux fabuleux illustrent cette période Renaissance. Le clocher et la façade occidentale, menacés de ruine en 1899, sont reconstruits en 1900 sous la direction des architectes Léopold et Édouard Payen, avec des sculptures décoratives financées par Mme Fournet.
Le retable du maître-autel, chef-d'œuvre baroque du XVIIe siècle, provient du prieuré du Paravis. Commandé en 1629 par la prieure Françoise du Bouzet de Roquépine, il est réalisé par le menuisier parisien Innocent Cochoy et le sculpteur lorrain Gaspard Dousset. Le tableau central, peint en 1635 par Antoine Barthélemy, et la dorure exécutée en 1647 par Pierre Launet, d'Agen, en font un ensemble remarquable. Acquis comme bien national en 1795 par M. Fortunié de Feugarolles, il est installé dans l'église en 1801 par l'abbé Druilhet, curé de Lamontjoie.
Au XIXe siècle, l'église subit d'importantes modifications : les voûtes de la nef sont réalisées vers 1850 sous l'épiscopat de Jean-Aimé de Levezou de Vesins (dont les armes figurent sur une clé de voûte), les murs sont rehaussés en 1874, et la charpente est entièrement refaite par le charpentier Alexandre Richefort. En 1971, des jeunes bénévoles du Club du Vieux Manoir participent à sa sauvegarde. Classée monument historique en 1984, l'église conserve ainsi des traces de sept siècles d'histoire, de la bastide médiévale aux restaurations contemporaines.