Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification en granite sur piton glaciaire.
XIXe siècle
Ajout du clocher
Ajout du clocher
XIXe siècle (≈ 1865)
Modification architecturale tardive.
1910
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1910 (≈ 1910)
Protection de l'édifice (hors clocher).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Charlemagne - Empereur légendaire |
Légende liée au roc de Carol. |
| Simon de Montfort - Seigneur croisé |
Détruisit le château voisin en 1211. |
Origine et histoire
L'église Saint-Louis de Mercus-Garrabet, construite au XIIe siècle en granite, est érigée sur un piton de feldspath surnommé le roc de Carol, vestige d'une moraine glaciaire surplombant la vallée de l'Ariège. Son portail sud, sculpté dans du grès, se distingue par une double archivolte ornée de motifs géométriques (bâtons rompus, dents de scie) soutenue par quatre colonnettes à chapiteaux feuillus. Classée Monument Historique en 1910, elle illustre l'architecture romane ariégeoise, avec une nef centrale voûtée en berceau et des collatéraux en demi-berceaux.
Selon la légende locale, l'empereur Charlemagne aurait gravi ce piton pour observer son armée avant de pénétrer dans les vallées pyrénéennes. Le clocher, ajouté au XIXe siècle, contraste avec la structure médiévale d'origine. Le site, lié au pays du Sabarthès, reflète aussi l'histoire industrielle de la commune, marquée par l'usine Pechiney, source de pollutions (métaux lourds, fluorures) ayant affecté les sols et les cours d'eau environnants.
Le patrimoine environnant inclut des vestiges préhistoriques comme la Peyro Traucado (pierre à cupules néolithique) et le dolmen d'Amplaing, déplacé en 1992 pour préserver la construction de la 2x2 voies. Ces éléments soulignent l'occupation ancienne de la vallée, entre routes commerciales pyrénéennes et activités agro-pastorales, encore visibles dans l'économie locale (élevage herbivore). L'église, propriété communale, reste un symbole de la résilience culturelle face aux transformations industrielles et territoriales.