Frise chronologique
1697-1699
Creusement des fondations
Creusement des fondations
1697-1699 (≈ 1698)
Début des travaux avant la visite de Vauban.
20 juillet 1700
Bénédiction de la première pierre
Bénédiction de la première pierre
20 juillet 1700 (≈ 1700)
Approbation ultérieure par Vauban ce même année.
2 janvier 1706
Consécration de l'église
Consécration de l'église
2 janvier 1706 (≈ 1706)
État inachevé : chœur et clocher seulement.
1873
Démontage de la nef et du transept
Démontage de la nef et du transept
1873 (≈ 1873)
Matériaux réutilisés pour des casemates militaires.
1920
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1920 (≈ 1920)
Protection de l'édifice et de son environnement.
1933
Restauration de la charpente
Restauration de la charpente
1933 (≈ 1933)
Pose d'ardoises d'Angers sur la toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Vauban - Ingénieur militaire |
Approuve le projet en 1700. |
| Paul Agnel - Maçon |
Réparations urgentes en 1807. |
Origine et histoire
L'église Saint-Louis de Mont-Dauphin est construite entre 1697 et 1706 dans le contexte des fortifications de la place forte imaginée par Vauban. Les fondations sont creusées dès 1697-1699, et la première pierre est bénie le 20 juillet 1700, quelques mois avant la visite d'approbation de Vauban. L'édifice, dédié à Saint-Louis, est consacré le 2 janvier 1706 dans un état inachevé : seul le chœur, la base du clocher et une chapelle latérale sont terminés. Les matériaux utilisés, notamment le marbre rose de Guillestre, et la structure voûtée en berceau et cul-de-four reflètent une ambition architecturale marquée.
Pendant la Révolution, l'église est détournée en entrepôt pour viande salée, fourrage et bois (1790-1803), avant d'être rendue au culte en 1803. Les parties inachevées (nef et transept) sont démontées en 1873 par l'armée pour construire des casemates, réduisant définitivement son emprise. Entre-temps, des réparations ponctuelles jalonnent son histoire : couverture refaite en 1790-1791, clocher réparé après un orage en 1836, sacristie reconstruite après un incendie en 1871. Les toitures, initialement en ardoises ou bardeaux, font l'objet de restaurations majeures en 1901 (ardoises de Châteauroux) et 1933 (ardoises d'Angers).
Classée Monument Historique en 1920, l'église Saint-Louis illustre les tensions entre patrimoine religieux et impératifs militaires. Son chœur, sa sacristie et la base du clocher — seuls vestiges de l'ambitieux projet initial — témoignent aujourd'hui de son passé mouvementé. Les protections successives (1920 pour l'église, 1935 pour son terrain, 1943 pour la sacristie) soulignent sa valeur patrimoniale, malgré les mutilations subies. Les matériaux nobles (marbre rose, mélèze pour la charpente) et les techniques de voûtement (berceau, cul-de-four) en font un exemple remarquable de l'architecture religieuse alpine du XVIIIe siècle.