Fondation du prieuré XIe siècle (≈ 1150)
Nef et abside originales construites.
XIIe siècle
Ajout du transept
Ajout du transept XIIe siècle (≈ 1250)
Absidioles et carré voûté ajoutés.
XIIIe siècle (début)
Construction du collatéral
Construction du collatéral XIIIe siècle (début) (≈ 1315)
Dédié à saint Urbain, au nord.
XVe siècle
Travaux majeurs
Travaux majeurs XVe siècle (≈ 1550)
Sacristie, porche, surélévation du clocher.
XVIe siècle
Reprise des voûtes
Reprise des voûtes XVIe siècle (≈ 1650)
Collatéral et baies refaites.
1937
Classement monument historique
Classement monument historique 1937 (≈ 1937)
Inscrite par arrêté du 1er février.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 1er février 1937
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire de l'Église Saint-Loup
L’église Saint-Loup de Rillé, située dans le département d’Indre-et-Loire, est un édifice paroissial dont la nef remonte au XIe siècle. Fondée comme prieuré dépendant de l’abbaye de Marmoutier, elle a subi des transformations majeures au fil des siècles. Au XIIe siècle, un transept et deux absidioles (aujourd’hui disparues) furent ajoutés, tandis qu’un collatéral dédié à saint Urbain fut construit au nord de la nef au début du XIIIe siècle. Ces modifications reflètent l’évolution des besoins liturgiques et architecturaux de la communauté locale.
Au XVe siècle, l’église connut d’importants travaux : la sacristie fut édifiée sur la façade ouest, protégée par un porche, et le clocher fut surélevé avec des contreforts. Les percements de la nef furent également modifiés, passant de fenêtres romanes en plein cintre à des baies gothiques flamboyantes. Le XVIe siècle vit la reprise des voûtes du collatéral, marquant la dernière grande campagne de transformations avant une restauration partielle au XIXe siècle. L’édifice fut inscrit aux monuments historiques en 1937, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
L’église se distingue par son portail occidental abrité sous un porche, accolé à une sacristie et un clocher carré du XVe siècle, couronné d’une flèche octogonale. Le mur méridional de la nef conserve des traces de son origine romane, comme une ancienne fenêtre en plein cintre, tandis que le chœur, désaxé, présente un chevet plat percé de baies en tiers-point. Le transept du XIIe siècle, partiellement remanié, et le collatéral voûté d’ogives illustrent la superposition des styles architecturaux, témoignant de près de cinq siècles d’histoire religieuse et locale.