Construction romane XIe siècle (≈ 1150)
Édification de la nef et du chœur romans, mentionnée dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Vincent du Mans.
Milieu XVIIe siècle
Ajout du retable
Ajout du retable Milieu XVIIe siècle (≈ 1750)
Fermeture de l'abside par un grand retable et ajout de deux autels latéraux.
3e quart XIXe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure 3e quart XIXe siècle (≈ 1962)
Travaux dirigés par l'architecte Nourry-Blatin, incluant l'agrandissement de la nef et la construction d'une chapelle latérale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 16 janvier 1926 - Abside (y compris les peintures murales) et le retable du maître-autel : classement par arrêté du 30 juillet 1964
Personnages clés
Nourry-Blatin
Architecte responsable de la restauration au XIXe siècle
Saint Lubin
Saint patron de l'église, mentionné dès le VIe siècle
Origine et histoire de l'Église Saint-Lubin
L'église Saint-Lubin est située à Coulongé, dans le département de la Sarthe. La première mention d'une église dédiée à saint Lubin remonte au VIe siècle. Au XIe siècle, un sanctuaire roman est édifié : il se compose d'une nef unique de cinq travées et d'une travée de chœur dotée d'une coupole sur trompes, mentionné comme ecclesia Colongiacus dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Vincent du Mans en 1045. Au XVIIe siècle, l'abside est fermée par un grand retable et deux autels latéraux. Au XIXe siècle, l'édifice, jugé vétuste et trop exigu, fait l'objet d'une campagne de travaux dirigée par l'architecte Nourry-Blatin entre 1856 et 1862 ; la nef est allongée d'une travée, une chapelle latérale et une sacristie sont construites sur la façade sud, le vestige de la tour-clocher est déposé et remplacé par une flèche plus légère, et la toiture est refaite en ardoise. Au XXe siècle, des peintures murales des XIIe–XIIIe siècles sont découvertes sous un badigeon ; elles représentent le Christ entouré du tétramorphe.
L'édifice présente une architecture de plan roman : nef unique terminée par une abside en cul-de-four, chœur couvert par une coupole portée par des trompes et chapelle sud voûtée d'ogives. L'église est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 16 janvier 1926 ; l'abside, y compris les peintures murales, et le retable du maître-autel sont classés depuis le 30 juillet 1964.
Le mobilier et la décoration comportent plusieurs œuvres remarquables : le retable en pierre du maître-autel daté de 1644, classé au titre d'objet en 1969 ; les retables en pierre de la Vierge et de la chapelle sud, datés du XVIIIe siècle et classés en 1969 ; plusieurs tableaux du XVIIIe siècle — La Trinité entourée d'anges, Saint Gervais, Saint Roch et L'Ascension — classés au titre d'objet en 1968 ; les peintures monumentales des XIIe et XIIIe siècles, classées au titre d'objet en 1964 et également protégées au titre d'immeuble ; enfin, un panneau de bois peint du XVIe siècle, La Cène, classé au titre d'objet en 1907.