Frise chronologique
XIIe siècle
Fondation du chapitre
Fondation du chapitre
XIIe siècle (≈ 1250)
Création par Henri Ier de Champagne
1471
Confirmation des privilèges
Confirmation des privilèges
1471 (≈ 1471)
Lettres patentes de Louis XI
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Première liste des MH français
1944
Désaffectation
Désaffectation
1944 (≈ 1944)
Bombardements et fermeture
2017–2024
Restauration extérieure
Restauration extérieure
2017–2024 (≈ 2021)
Travaux structurels et façade
22 novembre 2024
Inauguration des travaux
Inauguration des travaux
22 novembre 2024 (≈ 2024)
Réouverture partielle au public
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Maclou : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Henri Ier le Libéral - Comte de Champagne |
Fondateur du chapitre en 1159 |
| Louis XI - Roi de France |
Confirma les privilèges en 1471 |
| Charles de Magauly - Prieur (1746–1779) |
Curé de Saint-Pierre et doyen |
| Luc Evers - Dernier curé (1779–1791) |
Chanoine avant la Révolution |
Origine et histoire
L'église Saint-Maclou de Bar-sur-Aube, fondée au XIIe siècle dans l'enceinte du château comtal, fut initialement un prieuré de vingt-neuf chanoines sous l'impulsion d'Henri Ier de Champagne. Elle succédait à une église plus ancienne, succursale de Sainte-Germaine et dépendante de l'abbaye de Saint-Claude. Son chapitre, confirmé dans ses privilèges par Louis XI en 1471, contrôlait plusieurs paroisses locales avant sa dissolution à la Révolution.
L'édifice, majoritairement construit au XIIe siècle, voit son chevet et ses chapelles absidiales remaniés entre le XIIIe et le XVIe siècle, tandis que sa façade occidentale est reconstruite au XVIIIe. Endommagée par les bombardements de 1944, elle est désaffectée en 1954. Classée monument historique dès 1840, elle bénéficie depuis 2017 d'une restauration majeure : sa structure et son apparence extérieure, inaugurées en novembre 2024, préparent à la réouverture du site.
Les travaux futurs concernent l'intérieur, son mobilier liturgique, et le parvis. L'église illustre ainsi les strates architecturales champenoises, des origines médiévales aux réaménagements modernes. Son histoire reflète aussi les bouleversements politiques, de la fondation comtale à la sécularisation révolutionnaire, en passant par les conflits du XXe siècle.
Parmi les figures marquantes, le prieur Charles de Magauly (1746–1779), aussi curé de Saint-Pierre, ou Luc Evers (1779–1791), chanoine de Bar et dernier curé avant la Révolution. Ces personnages incarnent le rôle spirituel et administratif du chapitre, disparus avec les réformes de 1789.
La localisation précise de l'église, au 2 Rue de l'Abbé Riel, en fait un repère urbain majeur. Propriété communale depuis sa désaffectation, elle symbolise aujourd'hui les enjeux de préservation du patrimoine religieux en Grand Est, entre mémoire historique et projet culturel contemporain.
Devenir actuel
L'église est très endommagée et n'est pas ouverte à la visite.