Frise chronologique
début XIIe siècle
Donation à l’abbaye de Saint-Laon
Donation à l’abbaye de Saint-Laon
début XIIe siècle (≈ 1204)
Prieuré-cure fondé par l’abbaye de Thouars
1757
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
1757 (≈ 1757)
Travaux majeurs du XVIIIe siècle
1848
Construction du clocher
Construction du clocher
1848 (≈ 1848)
Ajout de la tour et escalier
1860
Voûtement chœur et nef
Voûtement chœur et nef
1860 (≈ 1860)
Modernisation de la structure intérieure
1913
Vitrail de Luc Fournier
Vitrail de Luc Fournier
1913 (≈ 1913)
Œuvre verrière signée à Tours
9 juillet 2003
Protection du chœur
Protection du chœur
9 juillet 2003 (≈ 2003)
Inscription monument historique partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le choeur en totalité, avec son décor peint (cad. AD 30) : inscription par arrêté du 9 juillet 2003
Personnages clés
| Luc Fournier - Artisan verrier |
Auteur du vitrail de 1913 |
Origine et histoire
L’église Saint-Maixent de Geay trouve ses origines au début du XIIe siècle, lorsqu’elle fut donnée comme prieuré-cure à l’abbaye de Saint-Laon de Thouars. Ce statut initial marque son ancrage religieux médiéval, bien que les vestiges actuels datent principalement des reconstructions ultérieures. Le site conserve ainsi une continuité spirituelle et architecturale sur près de neuf siècles.
La nef de l’église fut entièrement reconstruite en 1757, marquant une première transformation majeure du bâtiment. Cette intervention du XVIIIe siècle s’inscrit dans un contexte de rénovation des édifices religieux, souvent motivé par leur vétusté ou l’évolution des besoins liturgiques. Le choix d’un plan rectangulaire, avec un chœur plus bas que la nef, reflète les canons architecturaux de l’époque, alliant simplicité et fonctionnalité.
Le XIXe siècle vit deux campagnes de travaux significatives : la construction du clocher en 1848, puis le voûtement du chœur et de la nef en 1860. Ces modifications répondaient à des impératifs structurels et esthétiques, tout en intégrant des éléments comme une tour d’escalier ou une sacristie côté sud. L’arcade reliant la nef au clocher, typique des églises rurales, facilite la circulation interne et renforce la cohésion de l’espace.
L’intérieur de l’église abrite un patrimoine pictural remarquable, notamment deux séries de peintures murales. Parmi elles, deux panneaux du XVe siècle représentent une Mise au tombeau et une figure d’évêque, peints sur un décor imitant une fausse coupe de pierre. Ces œuvres, antérieures à la reconstruction, témoignent de la stratification historique du lieu. Le chevet, orné de deux campagnes distinctes de faux appareil, illustre également cette superposition de styles.
Un vitrail signé Luc Fournier, daté de 1913, éclaire la façade ouest. Ce vitrail, plus récent, introduit une touche d’artisanat tourangeau du début du XXe siècle, contrastant avec l’austérité relative de l’architecture. L’église, dont le chœur et son décor peint sont protégés depuis 2003, incarne ainsi un palimpseste artistique, où chaque époque a laissé son empreinte.
Classée monument historique pour son chœur et ses peintures, l’église Saint-Maixent reste un bien communal. Son plan rectangulaire, ses aménagements successifs et ses décors peints en font un exemple représentatif des églises rurales de Nouvelle-Aquitaine, où se mêlent héritage médiéval et transformations modernes. La localisation à Geay, dans les Deux-Sèvres, ancrée dans l’ancien Poitou, renforce son intérêt patrimonial régional.