Frise chronologique
XIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
XIe siècle (≈ 1150)
Nef romane en grès, voûte en berceau.
XIIe siècle
Ajout du clocher
Ajout du clocher
XIIe siècle (≈ 1250)
Clocher à baies romanes géminées.
XIVe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur
XIVe siècle (≈ 1450)
Chevet gothique à l’est.
1er janvier 1900
Effondrement du chœur
Effondrement du chœur
1er janvier 1900 (≈ 1900)
Détruit, ne reste que ruines.
26 septembre 1926
Classement MH partiel
Classement MH partiel
26 septembre 1926 (≈ 1926)
Nef et clocher inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Nef et clocher : inscription par arrêté du 26 septembre 1926
Personnages clés
| Mammès de Césarée - Martyr et saint patron |
Dédicataire de l’église. |
Origine et histoire
L’église Saint-Mammès de Dannemois, dédiée au martyr Mammès de Césarée, est un édifice paroissial catholique situé dans le département de l’Essonne, en Île-de-France. Implantée au centre du village sur la rive gauche de la rivière l’École, elle jouxte le château de la Louvetière, ancienne possession templière. Son architecture reflète une construction échelonnée : la nef romane du XIe siècle, le clocher ajouré du XIIe, et le chœur gothique du XIVe, complétés par des aménagements ultérieurs comme un portail latéral du XVe siècle.
La construction de l’église débuta au XIe siècle avec une nef massive de style roman, couverte d’une voûte en berceau. Le clocher, percé de baies géminées, fut ajouté au XIIe siècle, suivi du bas-côté sud au XIIIe et du chevet gothique au XIVe. Au XVe siècle, des butées en grès et un second portail sous auvent furent ajoutés pour renforcer la structure. Proche d’une commanderie templière dont subsistent deux tombes, l’édifice fut partiellement détruit le 1er janvier 1900 par l’effondrement du chœur, réduisant celui-ci à des ruines.
Classée partiellement aux monuments historiques le 26 septembre 1926 (nef et clocher), l’église est construite en grès de Fontainebleau, matériau local également utilisé pour ses fonts baptismaux sculptés. Son histoire est marquée par des transformations successives, dont l’ajout d’un auvent caractéristique protégeant le portail latéral. Aujourd’hui, elle témoigne à la fois de l’héritage roman, gothique, et de la présence templière dans la région, tout en portant les stigmates de son effondrement au début du XXe siècle.