Frise chronologique
Vers 1100
Construction de la nef et façade
Construction de la nef et façade
Vers 1100 (≈ 1100)
Éléments romans initiaux de l'église.
Milieu du XIIe siècle
Édification du chœur
Édification du chœur
Milieu du XIIe siècle (≈ 1250)
Voûté d'ogives, caractéristique romane.
XIVe ou XVe siècle
Ajout des chapelles latérales
Ajout des chapelles latérales
XIVe ou XVe siècle (≈ 1550)
Formation du transept gothique actuel.
1740
Patronage épiscopal
Patronage épiscopal
1740 (≈ 1740)
Évêque de Bayeux devient patron.
XVIIe siècle
Reconstruction partielle du clocher
Reconstruction partielle du clocher
XVIIe siècle (≈ 1750)
Haut de la tour refait.
1761
Restauration majeure
Restauration majeure
1761 (≈ 1761)
Lambris de la nef daté.
1867
Restauration du chœur
Restauration du chœur
1867 (≈ 1867)
Date gravée sur l'édifice.
21 mai 1927
Classement monument historique
Classement monument historique
21 mai 1927 (≈ 1927)
Inscription officielle de l'église.
1976
Vol et récupération d'une statue
Vol et récupération d'une statue
1976 (≈ 1976)
Statue de saint Manvieu retrouvée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 21 mai 1927
Personnages clés
| Arcisse de Caumont - Historien et archéologue |
A décrit l'église dans *Statistique monumentale* (1857). |
| Évêque de Bayeux - Patron de l'église |
Obtient le patronage en 1740. |
| Saint Manvieu - Saint patron de l'église |
Représenté en statue et relief. |
Origine et histoire
L'église Saint-Manvieu de Meuvaines, située dans le Calvados en Normandie, est un édifice catholique dont les origines remontent au moins au XIe siècle. Elle dépendait initialement de l'abbaye Saint-Julien de Tours, avant que l'évêque de Bayeux n'en obtienne le patronage en 1740. Son architecture mêle des éléments romans, visibles dans la nef et la façade datées vers 1100, et des ajouts gothiques comme le transept et le haut du clocher, refait partiellement au XVIIe siècle. La façade, ornée d'arcades aveugles et de contreforts, présente aussi deux reliefs représentant saint Pierre et saint Manvieu, qualifiés de « statues assez barbares » par Arcisse de Caumont.
Le chœur, voûté d'ogives et datant de la seconde moitié du XIIe siècle, contraste avec la nef lambrissée en 1761, comme en témoigne la date gravée. Les chapelles latérales, ajoutées entre le XIVe et le XVe siècle, forment un transept ouvert par des ogives. Parmi les particularités de l'édifice, on note une rare représentation sculptée de la Cène, jugée grossière, ainsi qu'une statue de saint Manvieu en évêque, volée et retrouvée en 1976. Cette dernière, initialement datée du XVIe siècle par Caumont, est aujourd’hui considérée comme du XVe. Les fenêtres, refaites au XVIIIe siècle, et la flèche du clocher, reconstruite au XIXe, achèvent de marquer les transformations successives de l'église.
Classée parmi les monuments historiques depuis le 21 mai 1927, l'église abrite également des œuvres mobilières protégées, comme une statue de Léonard de Noblat et deux statues en bois des XVIIe-XVIIIe siècles. Son cadran solaire, installé au XVe siècle, et sa croix de cimetière, édifiée lors des restaurations du XVIIIe, rappellent son ancrage dans la vie locale. Les modillons déplacés à l’intérieur et l’ogive à zigzags à la base de la tour illustrent les détails architecturaux préservés malgré les modifications. L’usage de l’opus spicatum sur les murs de la nef, contrastant avec l’appareillage soigné de la façade, souligne la diversité des techniques employées au fil des siècles.