Frise chronologique
XIIe siècle
Premiers vestiges
Premiers vestiges
XIIe siècle (≈ 1250)
Traces architecturales les plus anciennes
1422
Église dédiée à saint Maur
Église dédiée à saint Maur
1422 (≈ 1422)
Construction médiévale initiale
1589
Reconnaissance des biens communaux
Reconnaissance des biens communaux
1589 (≈ 1589)
Acte officiel sous Penna (Piène-Haute)
1715
Retable du Rosaire
Retable du Rosaire
1715 (≈ 1715)
Tableau des mystères du Rosaire
1728
Retable du chœur
Retable du chœur
1728 (≈ 1728)
Œuvre baroque majeure dédiée à saint Marc
1852
Première restauration
Première restauration
1852 (≈ 1852)
Travaux commandités par l’archevêque de Vintimille
1908
Seconde restauration
Seconde restauration
1908 (≈ 1908)
Campagne de conservation du bâtiment
3 novembre 1987
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
3 novembre 1987 (≈ 1987)
Inscription par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. N 1445) : inscription par arrêté du 3 novembre 1987
Personnages clés
| Saint Maur - Patron historique du village |
Dédicataire de l’église médiévale (1422) |
| Archevêque de Vintimille - Commanditaire des restaurations |
Initiateur des travaux en 1852 |
| Artistes ligures (anonymes) - Décorateurs intérieurs |
Auteurs des stucs et trompe-l’œil (XVIIIe) |
Origine et histoire
L’église Saint-Marc de Piène-Haute, située sur la commune de Breil-sur-Roya dans les Alpes-Maritimes, trouve ses origines au XIIe siècle, avec des fondations attestées dès le XIIIe siècle. Une première église dédiée à saint Maur, patron local, y est construite en 1422. Le village perpétue encore aujourd’hui la fête de saint Maur chaque 15 janvier. En 1589, un acte officiel recense les biens et droits de la commune de Penna (ancien nom de Piène-Haute), alors sous influence génoise.
L’édifice actuel, de style baroque ligurien, est érigé au XVIIIe siècle, période où Piène-Haute appartient à la république de Gênes. Son retable du Rosaire (1715) et son retable du chœur (1728) illustrent l’art baroque local, tandis que le clocher et la façade à fronton curviligne reflètent l’influence architecturale génoise. Deux campagnes de restauration marquent son histoire : en 1852 sous l’impulsion de l’archevêque de Vintimille, puis en 1908. L’intérieur, orné de stucs polychromes et de trompe-l’œil, abrite sept retables, dont une danse macabre du XVIIe siècle dans la chapelle des Âmes du Purgatoire.
Classée Monument Historique le 3 novembre 1987, l’église se signale par son escalier double tournant, ses chapelles latérales aux retables baroques (XIXe siècle), et son décor homogène mêlant faux marbres et motifs ligures. Le retable majeur, dédié à saint Marc devant son lion, est encadré par les statues de saint Pierre et saint Paul. Les autres retables honorent saint Roch, Notre-Dame de Lourdes, ou encore saint Maur, lien historique avec les origines médiévales du site.
Le bâtiment, propriété communale, témoigne des échanges culturels entre la Ligurie et la Provence, notamment à travers ses artistes décorateurs originaires de Gênes. Son inscription au titre des monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son mobilier liturgique préservé. La localisation à Piène-Haute, hameau de Breil-sur-Roya, en fait un exemple remarquable du baroque rural alpestre.