Vestiges initiaux XIIe siècle (≈ 1250)
Premiers vestiges de l'église Saint-Marc de Piène-Haute.
XIIIe siècle
Premières fondations
Premières fondations XIIIe siècle (≈ 1350)
Construction des premières fondations de l'église.
1422
Mention de saint Maur
Mention de saint Maur 1422 (≈ 1422)
Première mention d'une église dédiée à saint Maur.
3 juin 1589
Reconnaissance des biens
Reconnaissance des biens 3 juin 1589 (≈ 1589)
Reconnaissance des biens de la commune de Penna.
1715
Retable du Rosaire
Retable du Rosaire 1715 (≈ 1715)
Réalisation du retable du Rosaire.
1728
Retable du chœur
Retable du chœur 1728 (≈ 1728)
Création du retable du chœur dédié à saint Marc.
1852
Première restauration
Première restauration 1852 (≈ 1852)
Première restauration de l'église par l'archevêque de Vintimille.
1868
Vente de biens
Vente de biens 1868 (≈ 1868)
La paroisse vend des biens pour financer des travaux.
1908
Seconde restauration
Seconde restauration 1908 (≈ 1908)
Seconde restauration de l'église.
3 novembre 1987
Inscription monument historique
Inscription monument historique 3 novembre 1987 (≈ 1987)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. N 1445) : inscription par arrêté du 3 novembre 1987
Personnages clés
Saint Maur
Saint patron de l'église mentionnée en 1422.
Saint Marc
Saint patron de l'église actuelle.
Archevêque de Vintimille
Responsable de la première restauration en 1852.
Origine et histoire de l'Église Saint-Marc de Piène-Haute
L'église Saint‑Marc de Piène‑Haute, située sur la commune de Breil‑sur‑Roya dans les Alpes‑Maritimes, est un édifice catholique de style baroque ligurien. Des vestiges datent du XIIe siècle et les premières fondations du XIIIe siècle ; une église dédiée à saint Maur était déjà mentionnée en 1422 et la fête de ce saint est toujours célébrée le 15 janvier dans le village. La reconnaissance des biens de la commune de Penna a eu lieu le 3 juin 1589. L'édifice actuel, de facture baroque avec un fronton curviligne, remonte au début du XVIIIe siècle ; à la même époque ont été réalisés plusieurs retables, dont celui du Rosaire daté de 1715 et le retable du chœur de 1728. Piène‑Haute appartenait alors à la République de Gênes. L'archevêque de Vintimille fit entreprendre une première restauration en 1852 ; la paroisse vendit des biens en 1868 et une seconde restauration eut lieu en 1908. L'église a été inscrite au titre des monuments historiques le 3 novembre 1987.
La façade présente les caractères du baroque ligurien : un fronton curviligne, un oculus et un double escalier à révolution qui mène au porche d'entrée. Le clocher se compose d'un dôme central entouré de quatre clochetons. L'intérieur est décoré en trompe‑l'œil et en faux marbre ; les autels et retables sont ornés de stucs polychromes et de colonnes torses exécutés par des artistes ligures, conférant une unité décorative à l'ensemble.
L'église compte six retables principaux : le retable du maître‑autel, daté de 1728 et dédié à saint Marc — qui y figure devant le lion, flanqué des statues de saint Pierre et saint Paul ; le retable de la chapelle du Rosaire, avec un tableau sur l'Institution et les mystères du Rosaire daté de 1715 ; le retable de la chapelle des Âmes du Purgatoire, qui comporte une danse macabre de la fin du XVIIe siècle et un tableau peint vers 1720 représentant saint Roch et saint Jean‑Baptiste intercédant auprès de la Vierge à l'Enfant ; ainsi que des retables consacrés à Notre‑Dame de Lourdes, à saint Joseph (avec une statue de l'Enfant) et à saint Maur, ainsi qu'à Notre‑Dame du Mont‑Carmel. Ces éléments décoratifs donnent à l'édifice une cohérence stylistique marquée par le baroque.