Installation des moines de Saint-Chaffre 951 (≈ 951)
Présence bénédictine à Sainte-Enimie (Lozère)
1249
Première mention écrite
Première mention écrite 1249 (≈ 1249)
*Ecclesia Sancti-Marcelli de Fonte-folhoso* (cartulaire)
1503
Construction du clocher
Construction du clocher 1503 (≈ 1503)
Plaque scellée au-dessus du porche
1674
Visite épiscopale
Visite épiscopale 1674 (≈ 1674)
Cloche de 1 000 kg recensée
1702
Incendie pendant la révolte
Incendie pendant la révolte 1702 (≈ 1702)
Dégâts des Camisards
10 février 1986
Inscription MH
Inscription MH 10 février 1986 (≈ 1986)
Protection totale de l’édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Marcel-de-Fontfouilhouse (cad. C 241) : inscription par arrêté du 10 février 1986
Personnages clés
Sixte IV - Pape (1471–1484)
Unit le prieuré à Alès
Abbé de Girard de Coehorn - Membre de l’Académie de Nîmes
Demande l’inscription MH en 1968
Moines de Saint-André-de-Valborgne - Bénédictins constructeurs
Utilisent le schiste local
Origine et histoire
L’église Saint-Marcel de Fontfouilhouse, située à 645 mètres d’altitude sur la commune des Plantiers (Gard), est un ancien prieuré roman des XIIe et XVIe siècles. Construite en schiste local par des moines bénédictins de Saint-André-de-Valborgne, elle servait d’étape sur les drailles de transhumance entre les Causses et la Méditerranée. Son toponyme, « fontaine feuillue », évoque son environnement boisé, tandis que son architecture mêle nef voûtée en berceau brisé, abside du XIIe siècle, et clocher ajouté en 1503.
L’église, mentionnée dès 1249 sous le nom Ecclesia Sancti-Marcelli de Fonte-folhoso, était liée à l’abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert. Pillée pendant les guerres de Religion et incendiée en 1702 lors de la révolte des Camisards, elle fut restaurée en 1723 avant d’être abandonnée après la Révolution. Une cloche de vingt quintaux (1 000 kg) y est attestée en 1674, et le site, inscrit aux Monuments Historiques en 1986, reste accessible via des sentiers de randonnée.
Les moines y pratiquaient la sériciculture et la culture des châtaigniers, activités typiques des Cévennes. Le vallon, traversé par des GR, appartenait à la « Cévenne des Cévennes », une zone de transhumance ovine historique. L’édifice, propriété de la commune, a bénéficié de restaurations dans les années 1980. Son appareil en lauzes de schiste, caractéristique des hautes Cévennes, témoigne des techniques locales de pierre sèche hourdie à la chaux.
Saint-Marcel de Fontfouilhouse fut le nom de la commune jusqu’en 1874, reflétant son importance passée. L’église perdit son statut paroissial en 1802 avec le Concordat, mais son inscription en 1986 a permis sa préservation. Aujourd’hui, une association locale et la mairie en assurent la surveillance, perpétuant son rôle de patrimoine cévenol emblématique.