Frise chronologique
VIIIe siècle
Construction de la crypte
Construction de la crypte
VIIIe siècle (≈ 850)
Crypte romano-byzantine sous l'église actuelle
XIe-XIIe siècle
Éléments romans
Éléments romans
XIe-XIIe siècle (≈ 1250)
Abside, transept et portail en plein cintre
1584-1592
Sculpture des stalles
Sculpture des stalles
1584-1592 (≈ 1588)
Trente-et-une stalles en bois du chœur
XVe-XVIe siècle
Ajout du clocher
Ajout du clocher
XVe-XVIe siècle (≈ 1650)
Style ogival fleuri et fresques intérieures
1875
Classement MH
Classement MH
1875 (≈ 1875)
Protection au titre des monuments historiques
2011
Transfert du tableau
Transfert du tableau
2011 (≈ 2011)
Arrivée du *Martyre de Saint Polycarpe*
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : classement par liste de 1875
Personnages clés
| Paul Chenavard - Peintre |
Auteur du *Martyre de Saint Polycarpe* (1842) |
Origine et histoire
L'église Saint-Marcel de Saint-Marcel, située dans le département de l'Indre en région Centre-Val de Loire, est un édifice religieux catholique dont la construction s'échelonne entre le XIIe et le XVIe siècle. Elle se distingue par une crypte romano-byzantine du VIIIe siècle, sur laquelle fut bâtie l'église actuelle. L'abside, la première travée du transept et le grand portail roman datent des XIe et XIIe siècles, tandis que le clocher beffroi, de style ogival fleuri, fut ajouté entre le XVe et le XVIe siècle. L'intérieur abrite un chœur aux trente-et-une stalles en bois sculpté (1584-1592) et une fresque du XVIe siècle représentant Notre-Dame de Pitié.
Classée monument historique en 1875, l'église dépendait autrefois d'un prieuré lié à l'abbaye Saint-Gildas de Châteauroux. Son mobilier inclut un trésor remarquable : une châsse en cuivre émaillée du XIIIe siècle, un buste-reliquaire de Saint-Marcel du XIVe siècle, et deux croix de procession médiévales. Depuis 2011, elle abrite aussi un immense tableau de Paul Chenavard (1842), Le Martyre de Saint Polycarpe, transféré d'Argenton-sur-Creuse.
L'édifice illustre l'évolution architecturale médiévale, combinant éléments romans (portail en plein cintre) et gothiques (voûtes, clocher). La crypte, les chapiteaux sculptés et les peintures murales témoignent de son riche passé religieux et artistique. La paroisse relève aujourd'hui de l'archidiocèse de Bourges, dans le doyenné du Val de Creuse.