Première mention écrite 995 (≈ 995)
Citée comme *capella Sancti Mercorii* dans un courrier épiscopal.
1238
Mention médiévale
Mention médiévale 1238 (≈ 1238)
Nommée *Sanctii Mercorii* dans les textes.
XIIe siècle
Reconstruction romane
Reconstruction romane XIIe siècle (≈ 1250)
Nef et abside édifiées sur plan simple.
1974
Classement MH
Classement MH 1974 (≈ 1974)
Inscription par arrêté du 25 février.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 836) : inscription par arrêté du 25 février 1974
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage historique cité
Les sources ne mentionnent aucun acteur spécifique lié à l'édifice.
Origine et histoire de l'Église Saint-Marcory
L'église Saint-Marcory de Saint-Marcory, mentionnée dès 995 sous le nom de capella Sancti Mercorii, trouve son origine dans la christianisation d'un ancien sanctuaire dédié au dieu romain Mercure. Les premiers missionnaires chrétiens auraient ainsi substitué le culte païen par celui de Sancti Mercorius, dont le nom évolue au fil des siècles : Sanctii Mercorii en 1238, puis Sanctus Mercorius en 1372. Ce lieu de culte témoigne d'une occupation religieuse continue depuis l'Antiquité tardive.
Reconstruite au XIIe siècle selon un plan sobre – une nef longitudinale à travée unique prolongée d'une abside en hémicycle –, l'église subit des modifications ultérieures. Au XIIIe ou XIVe siècle, la nef est revoûtée d'un lambris, tandis que l'arc triomphal marque la transition vers le chœur. Le chevet, initialement surmonté d'une toiture soutenue par une corniche à billettes, est rehaussé d'un bahut défensif percé de trous de tir, reflétant les troubles médiévaux. Un clocher-mur rectangulaire, ajouré de deux baies campanaires, couronne l'arc triomphal.
Le portail occidental, composé de trois voussures en tiers-point retombant sur des colonnettes (dont une seule subsiste), illustre l'évolution stylistique entre roman et gothique. Classée Monument Historique par arrêté du 25 février 1974, l'église conserve des éléments architecturaux révélateurs de son rôle à la fois spirituel et défensif dans le Périgord médiéval. Son plan simple et ses aménagements ultérieurs en font un exemple caractéristique des petites églises rurales fortifiées de la région.
La commune de Saint-Marcory, intégrée au canton de Monpazier depuis 1801, s'inscrit dans un territoire marqué par une géologie de dépôts siliceux et calcaires du Tertiaire. Son histoire administrative, liée aux châtellenies de Belvès et aux bastides environnantes, reflète les dynamiques politiques du Périgord méridional. L'église, propriété communale, reste un marqueur identitaire de ce village rural à l'habitat dispersé, aujourd'hui comptant moins de 60 habitants.