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Église Saint-Marien de Condéon en Charente

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-Marien de Condéon

    Le Bourg
    16360 Condéon
Propriété de la commune
Église Saint-Marien de Condéon
Église Saint-Marien de Condéon
Église Saint-Marien de Condéon
Église Saint-Marien de Condéon
Église Saint-Marien de Condéon
Église Saint-Marien de Condéon
Crédit photo : Jack ma - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1700
1800
1900
2000
1075-1078
Consécration et don à l'abbaye
Fin XIIe siècle
Reconstruction partielle
1701-1704
Restauration royale
1853
Découverte de la crypte
1854-1860
Refonte des voûtes
1902
Ajout de la sacristie
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 10 février 1913

Personnages clés

Bozon - Évêque de Saintes Consacra l’église en 1075-1078.
Camille Le Tellier de Louvois - Marquis de Barbezieux Finança restaurations (1701-1704).
R. Barbaud et Bauhain - Architectes Ajoutèrent la sacristie (1902).

Origine et histoire

L’église Saint-Marien de Condéon, classée Monument Historique en 1913, est un édifice atypique dépourvu de clocher. Elle se compose d’une nef divisée en trois travées voûtées d’arêtes (XVe siècle), d’un transept et d’une abside carrée, tous deux flanqués de contreforts massifs. Le portail roman, datant du XIe siècle, a perdu la plupart de ses colonnettes. L’édifice fut consacré entre 1075 et 1078, puis donné à l’abbaye de Baignes par Bozon, évêque de Saintes, dès sa dédicace.

Selon les sources, l’église aurait été reconstruite à la fin du XIIe siècle, puis remaniée aux XIIIe et XIVe siècles. Des restaurations majeures eurent lieu entre 1701 et 1704, financées par le roi et Camille Le Tellier de Louvois, marquis de Barbezieux. Une crypte fut découverte sous le chœur en 1853, suivie par la refonte des voûtes entre 1854 et 1860. Enfin, une sacristie fut ajoutée en 1902 par les architectes R. Barbaud et Bauhain.

L’église illustre une architecture hybride, mêlant des éléments romans (portail du XIe siècle) et gothiques (voûtes du XVe siècle). Son histoire reflète les évolutions stylistiques et les interventions successives, depuis sa fondation médiévale jusqu’aux restaurations modernes. La présence de contreforts imposants et de voûtes d’arêtes souligne son importance structurelle et symbolique dans la région.

Liens externes