Frise chronologique
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIVe siècle (≈ 1450)
Origine de l'église médiévale
1592
Aménagements défensifs
Aménagements défensifs
1592 (≈ 1592)
Échauguette et salle fortifiée ajoutées
Fin XVe - Début XVIe siècle
Travaux majeurs
Travaux majeurs
Fin XVe - Début XVIe siècle (≈ 1625)
Clocher-porche et bas-côté droit construits
1653-1654
Construction du porche
Construction du porche
1653-1654 (≈ 1654)
Ajout d’un porche à l’édifice
1778
Réparations
Réparations
1778 (≈ 1778)
Travaux de maintenance enregistrés
1888
Restauration du clocher
Restauration du clocher
1888 (≈ 1888)
Abaissement de 9 mètres par Dubarry
11 mars 1935
Classement historique
Classement historique
11 mars 1935 (≈ 1935)
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise et les restes du château : inscription par arrêté du 11 mars 1935
Personnages clés
| Léonard de La Rovère - Évêque d'Agen |
Propriétaire du château et de l’église |
| Marc-Antoine de La Rovère - Évêque d'Agen |
Membre de la famille della Rovere |
| Matteo Bandello - Évêque d'Agen |
Commanditaire de travaux au XVIe siècle |
| Maréchal de Matignon - Militaire |
Responsable de la mise en défense en 1592 |
| Louis-Victor Gesta - Maître-verrier |
Auteur des vitraux (1850-1894) |
| Dubarry de Lassale - Architecte |
Restauration du clocher en 1888 |
Origine et histoire
L'église Saint-Martial de Bazens, située dans le département de Lot-et-Garonne en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIVe siècle. Elle est étroitement liée au château voisin, avec lequel elle partage une histoire commune sous l’autorité des évêques d’Agen dès le Moyen Âge. Le clocher-porche, orné d’un portail flamboyant et d’une crosse épiscopale, ainsi que le bas-côté droit, datent probablement de la même période que les travaux du château, entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle, sous l’impulsion des évêques della Rovere et de Matteo Bandello.
Pendant les guerres de Religion, l’église subit des modifications défensives, comme l’ajout d’une échauguette sur un contrefort et une salle fortifiée au-dessus du chœur, possiblement en 1592 lors de la mise en défense du village par le maréchal de Matignon. Au XVIIe siècle, un porche est construit (1653-1654), suivi de réparations en 1778. Le clocher, menacé de ruine, est restauré en 1888 par l’architecte Dubarry de Lassale, qui l’abaisse de 9 mètres. Un ouragan en 1897 endommage la toiture, et la tourelle d’escalier est restaurée à la fin du XXe siècle. L’église est inscrite aux monuments historiques en 1935.
L’édifice abrite un ensemble de six verrières réalisées par le maître-verrier toulousain Louis-Victor Gesta entre 1850 et 1894. Ces vitraux, ainsi que les vestiges du château adjacent, soulignent son importance historique comme ancienne résidence des légats italiens en Aquitaine. Le village actuel s’est développé sur les terrasses des anciens jardins de cette résidence épiscopale, aujourd’hui disparue.
Unique vestige significatif de cette époque, l’église Saint-Martial illustre les liens entre pouvoir religieux et architecture militaire, tout en conservant des éléments gothiques flamboyants et des aménagements défensifs caractéristiques des conflits du XVIe siècle. Son inscription au titre des monuments historiques en 1935 témoigne de sa valeur patrimoniale, renforcée par ses restaurations successives et son rôle central dans l’histoire locale.