Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Vestiges des trois premières travées et fenêtres.
XVe siècle
Rénovation gothique
Rénovation gothique
XVe siècle (≈ 1550)
Transept, chœur et voûtes d’arêtes ajoutés.
XVIIe siècle
Transformations classiques
Transformations classiques
XVIIe siècle (≈ 1750)
Tour-clocher, retable et mausolée installés.
1862
Classement partiel
Classement partiel
1862 (≈ 1862)
Tombeaux classés monuments historiques.
1941
Classement complet
Classement complet
1941 (≈ 1941)
L’église entière protégée par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : classement par arrêté du 7 juin 1941 - Tombeaux dans l'église : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Louis Phélypeaux de La Vrillière - Secrétaire d’État sous Louis XIV |
Titulaire du mausolée en marbre. |
| Domenico Guidi - Sculpteur italien |
Auteur du mausolée (XVIIe siècle). |
| Joseph Archepel - Artiste verrier |
Créateur des vitraux modernes. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martial de Châteauneuf-sur-Loire, située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire, est un édifice catholique dont les origines remontent au XIIIe siècle. Les vestiges les plus anciens, visibles dans les trois premières travées près du clocher, incluent six fenêtres d’époque. Cette partie fut remaniée au XVe siècle, avec l’ajout de trois fenêtres, d’une porte dans la nef sud, et la reconstruction totale du clocher. Le reste de l’édifice, de la troisième travée au sanctuaire, date également du XVe siècle, caractérisé par des voûtes d’arêtes et un chœur de style gothique flamboyant.
Le XVIIe siècle marqua une phase majeure de transformation avec l’ajout de la tour-clocher et l’installation d’un retable baroque (1688), qui obstrua partiellement les fenêtres du XVe siècle. L’église abrite aussi le tombeau de Louis Phélypeaux de La Vrillière (1598–1681), secrétaire d’État sous Louis XIV, sculpté en marbre par l’Italien Domenico Guidi. Classée monument historique en 1862 (pour les tombeaux) puis en 1941 (pour l’édifice), elle illustre l’évolution architecturale médiévale et classique, enrichie de vitraux modernes signés Joseph Archepel.
L’édifice se distingue par son plan à trois nefs, son clocher carré aux voûtes partiellement effondrées, et son abside semi-octogonale. Les deux premières travées conservent des berceaux de bois, tandis que le sanctuaire, dominé par le retable, témoigne de l’influence artistique italienne sous l’Ancien Régime. Propriété communale, l’église reste un lieu de culte actif et un patrimoine protégé, référencé dans les bases Mérimée et Clochers de France.