Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification première de l'église.
vers 1357
Incendie
Incendie
vers 1357 (≈ 1357)
Destruction partielle par le feu.
vers 1425
Reconstruction
Reconstruction
vers 1425 (≈ 1425)
Restauration après l'incendie.
1818
Travaux de Laurent Palisson
Travaux de Laurent Palisson
1818 (≈ 1818)
Adjudication pour réparations.
1847-1849
Construction du clocher actuel
Construction du clocher actuel
1847-1849 (≈ 1848)
Remplacement du clocher-mur par Antoine Courty.
15 juin 1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
15 juin 1926 (≈ 1926)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Gentioux : inscription par arrêté du 15 juin 1926
Personnages clés
| Laurent Palisson - Artisan ou entrepreneur |
Responsable des travaux en 1818. |
| Antoine Courty - Constructeur |
A bâti le clocher actuel (1847-1849). |
| Mazeaud - Architecte |
A établi un devis en 1889. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martial de Gentioux-Pigerolles, située dans le département de la Creuse en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux construit principalement aux XIIIe et XIVe siècles. Elle se distingue par son architecture rectangulaire à quatre travées, dont la dernière forme le chœur. Ses chapiteaux polygonaux, ornés de sculptures représentant des fleurs et des animaux, ainsi que son portail à trois voussures avec des chapiteaux à crochets et des masques humains, témoignent d’un héritage médiéval riche. L’église a subi un incendie vers 1357, puis a été reconstruite vers 1425, intégrant des éléments stylistiques de chaque époque.
L’histoire de l’église est étroitement liée aux ordres religieux et militaires. Elle fut d’abord le chef-lieu de la commanderie de Gentioux, avant de devenir un membre de la commanderie de Charrières, dépendant du grand prieuré d'Auvergne. Ce lien avec les Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem (ou ordre de Malte) et, antérieurement, avec les Templiers, souligne son importance stratégique et religieuse dans la région. L’édifice, qui a connu plusieurs campagnes de restauration (notamment en 1818 et 1847-1849), a vu son clocher-mur d’origine remplacé par un clocher moderne au XIXe siècle. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1926.
Les sources historiques mentionnent également son état de délabrement au début du XIXe siècle, ayant nécessité des travaux urgents à plusieurs reprises. En 1817, un rapport signale son mauvais état, suivi d’une adjudication de travaux à Laurent Palisson en 1818. Plus tard, entre 1847 et 1849, Antoine Courty supervise la démolition du clocher-mur ouest et la construction du clocher actuel. Un devis pour des réparations est encore établi en 1889 par l’architecte Mazeaud, illustrant les efforts continus pour préserver ce patrimoine.
L’église Saint-Martial incarne ainsi un pan de l’histoire religieuse et architecturale du Limousin, marqué par les transitions entre les ordres militaires, les reconstructions successives et les adaptations aux besoins cultuels locaux. Son inscription au titre des monuments historiques en 1926 consacre sa valeur patrimoniale, tout en rappelant son rôle central dans la vie communautaire de Gentioux-Pigerolles depuis le Moyen Âge.