Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église romane originale.
XIVe siècle
Modifications architecturales
Modifications architecturales
XIVe siècle (≈ 1450)
Ajouts et aménagements ultérieurs.
1789-1799
Suppression de la cure
Suppression de la cure
1789-1799 (≈ 1794)
Conséquence de la Révolution française.
1853
Rétablissement de la cure
Rétablissement de la cure
1853 (≈ 1853)
Restauration du culte paroissial.
2 avril 1969
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2 avril 1969 (≈ 1969)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 118) : inscription par arrêté du 2 avril 1969
Personnages clés
| Abbaye bénédictine de Beaumont - Institution patronne |
Détenait le patronage de l'église. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martial de Lioux-les-Monges est un édifice religieux construit principalement au XIIe siècle, avec des ajouts datés du XIVe siècle. Située dans le département de la Creuse, en région Nouvelle-Aquitaine, elle est représentative de l'architecture romane limousine, avec une nef simple et une abside semi-circulaire. Son portail occidental, orné de chapiteaux sculptés et de masques humains, ainsi que son clocher-mur à baies en plein cintre, illustrent le savoir-faire des artisans médiévaux. L'édifice fut inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 2 avril 1969, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
À l'origine, le patronage de l'église appartenait à l'abbaye bénédictine de Beaumont, soulignant son lien avec les communautés monastiques de la région. La cure, supprimée pendant la Révolution française, fut rétablie en 1853, reflétant les bouleversements religieux et politiques de cette période. La nef, marquée par une chapelle moderne ajoutée entre deux contreforts, et les modillons sculptés de la façade témoignent des évolutions architecturales et des usages liturgiques au fil des siècles.
La façade occidentale, particulièrement remarquable, présente un portail à arc brisé dont les colonnettes supportent une frise-chapiteau décorée de motifs alternant avec des masques. Deux arcades aveugles encadrent ce portail, prolongées par une frise similaire, créant une harmonie visuelle caractéristique de l'art roman. Ces éléments, combinés au clocher-mur, font de cette église un exemple notable du patrimoine religieux rural de la Creuse.