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Église Saint-Martial de Montigny dans le Cher

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Martial de Montigny

    88-90 Le Bourg
    18250 Montigny
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
2000
2e moitié du XIIe siècle
Construction initiale
1273
Première mention paroissiale
XVe siècle
Ajout du clocher
XVIe siècle
Chapelle seigneuriale
16 décembre 2008
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église en totalité (cad. A 904, lieudit le Bourg) : inscription par arrêté du 16 décembre 2008

Personnages clés

Chapitre de Sancergues - Patron de la paroisse Mentionné en 1273 comme tuteur.

Origine et histoire

L’église Saint-Martial de Montigny, située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire, date de la seconde moitié du XIIe siècle. Ce monument, classé aux Monuments Historiques depuis 2008, se distingue par son architecture dépourvue de transept. La nef, initialement couverte d’un lambris remplacé ultérieurement par une voûte de briques, mène à un chœur de deux travées voûtées en berceau brisé. L’abside en hémicycle, ornée d’un cul-de-four en pierre souligné de cordons décoratifs, annonce le style gothique par ses ogives à profil torique, typiques de l’influence angevine. Les chapiteaux supportent des statues en pierre, caractéristiques de cette région.

À l’époque moderne, une chapelle seigneuriale du XVIe siècle fut ajoutée au nord du chœur, accessible par une arcade en plein cintre. La tour clocher, probablement édifiée au XVe siècle, s’élève au-dessus de la première travée de la nef et s’intègre harmonieusement à la structure d’origine. La paroisse, mentionnée dès 1273, était placée sous le patronage du chapitre de Sancergues, reflétant son importance locale. L’édifice, propriété de la commune, conserve des éléments roman tardif mêlés à des ajouts postérieurs, témoignant de son évolution architecturale.

L’abside, point focal de l’église, illustre la transition entre roman et gothique par ses branches d’ogives retombant sur des statues, un parti-pris décoratif rare pour l’époque dans cette région. Le lambrissage d’origine, remplacé par une voûte de briques, et l’arc triomphal séparant nef et chœur soulignent la sobriété initiale du vaisseau. Malgré des modifications (clocher, chapelle), l’édifice conserve une unité stylistique, marquée par son inscription récente au titre des Monuments Historiques (2008).

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